Décidément, le fléau de la pénurie et de la rareté des produits de large consommation colle à la peau et malmène toutes les populations locales.
C’est le cas de le dire pour la pomme de terre qui, après avoir atteint le prix astronomique de 100DA le kilo, Eh bien, a complètement disparu des étals. En effet hier, à travers notre virée dans les différents rayons du marché et des commerces, il n y a pas trace de ce tubercule des pauvres ! Questionné à propos de l’indisponibilité de ce produit de base qui devient soudainement rare et précieux, un commerçant répondra : «Son prix au niveau du marché de gros est trop élevé. Nous ne pouvons pas prendre le risque d’acheter en grande quantité pour la voir pourrir dans les caisses. A 100 DA le kilo, les consommateurs n’ont d’autre choix que de s’en priver». Pour leur part, les consommateurs scandalisés et médusés ne savent plus à quel saint se vouer, à l’image de ce sexagénaire qui tempêtera : «On dirait que la rareté et la pénurie sont devenues des constantes. Après la pénurie d’eau durant l’été du lait et celle du gaz butane en début de février, maintenant c’est le tubercule des pauvres qui se fait la belle. On dirait que dans notre pays on ne peut pas vivre sans pénuries». Rappelons tout de même que cette rareté est due en partie aux dernières intempéries qui ont sérieusement endommagé les cultures. L’instance concernée a aussi déclaré que les prix se stabiliseront dans deux semaines. En attendant, il va falloir se contenter du minimum et acheter par petite quantité. Seule solution pour arrêter l’appétit financier des spéculateurs.
Hocine T.

