Protestation Les agents de sécurité du réservoir de Tizi Larbaâ maintiennent les vannes fermées – Draâ El Mizan, Boghni, Ouadhias… privées d'eau potable

Cela fait maintenant trois jours que les villages de tout le versant sud de la wilaya, de Draâ El Mizan jusqu’aux Ouadhias, en passant par Tizi-Gheniff et Boghni sont privés d’eau. En effet, les agents de sécurité assurant le gardiennage des réservoirs d’eau, notamment celui de Tizi Larbaâ, sur les hauteurs de Draâ El Mizan maintiennent leur pression pour qu’ils soient recrutés comme tels dans leurs postes. Avant-hier, nous avons pris attache avec le responsable de ces agents pour en savoir plus sur l’évolution de la situation. « Nous sommes toujours sur les lieux. Le maire de Draâ El Mizan et le directeur de l’agence ADE sont venus nous voir. Nous leur avons expliqué que nous n’allions pas lâcher l’eau si nos revendications n’étaient pas réglées à savoir le recrutement total des agents et le paiement des arriérés de salaires de sept mois. Nous leur avons proposé que si l’ADE avait décidé de prendre en charge vingt-six agents, pourquoi l’hydraulique et l’Antb ne prendraient-ils pas le reste », nous a confié ce représentant. Et de revenir sur ce que le maire leur a répondu. « Bon, nous saluons quand même les initiatives du maire et du directeur de l’ADE pour avoir fait le premier pas en venant discuter avec nous. Le maire nous a dit qu’il allait faire tout pour faire regrouper autour d’une même table ses pairs des onze communes concernées et les chefs de daïras de Draâ El Mizan, de Boghni, des Ouadhias et de Tizi-Gheniff . Nous trouvons là que c’est une très bonne chose et que peut-être la solution sera trouvée et ainsi tout le monde sera satisfait ». Du côté des citoyens, c’est la débandade. Tout le monde court à la recherche de ce liquide bien que la chaleur ne se soit pas encore installée, de peur que cette situation ne perdure. « Nous espérons que la solution sera trouvée à ce problème qui persiste en dépit des revendications de ces agents », nous a dit une source locale à propos de cette situation, après l’action similaire de janvier dernier.

Amar Ouramdane