Les agents de rééducation ont entamé leur huitième journée de grève de la faim, sans qu’ils obtiennent gain de cause, puisque le ministère de la tutelle continue à faire la sourde oreille quant à leur intégration dans leurs postes.
En dépit de leur situation sanitaire et sociale qui se dégrade de jour en jour, le ministère de la tutelle continue à faire la sourde oreille à la revendication des agents de la rééducation qui ont entamé leur huitième journée de grève de la faim.
« Un agent a fait deux tentative de suicide, depuis le début de cette grève de la faim » a affirmé Zerar Amar, représentant des agents de rééducation. Après une année de combat et de protestation, en organisant plusieurs sit-in devant les sièges des autorités, les agents de la rééducation ne comptent pas lâcher du lest, et continuent leur protestation afin de pousser la tutelle à prendre en charge les dossiers de pas moins de 588 agents qui ont été licencié de leur poste de travail. « Après 17 ans de service je me trouve licencié abusivement, sans aucune justification » s’est indigné un agent. Appelant dans un dernier sursaut, les autorités à délivrer leurs actes de décès, puisque , a-t-il déploré « il n y aura aucune suite à nos doléances, il finit par trancher « j’ai déposé ma carte nationale à l’APN pour qu’on me remette mon acte de décès » a indiqué M. Zerar. Le délégué a tenu à dénoncer, avec force, la lenteur des responsables, au niveau du Ministère de la justice, dans le traitement des dossiers de ces agents exclus, « le ministre de la justice a signé la liste mais n’a pas été délivré » a-t-il dit. Dénonçant les injustices et le passe droit exercés par les responsables au sein des établissements de la rééducation « certains responsables font ce qu’ils veulent et licencient les travailleurs son aucune justification légales » ont estimé les agents. Le représentant de ces agents a mis le doit également sur la situation sociale qu’il a jugée des plus « lamentable », dans laquelle ils se trouvent.
« On n’a pas de quoi nourrir nos enfants déscolarisés depuis qu’on a été licenciés » a affirmé M. Zerar dans un cri de colère.
Samira Saïdj
