Evocation La 1re romancière algérienne de langue française s’est éteint le 2 avril 1976 – Il y a 36 ans disparaissait Taos Amrouche

Fille de Belkacem et de Fadhma Ath Mansour, sœur de quatre frères, Taos Amrouche est née le 14 mars 1913 à Tunis. Au début des années 1930, elle prépare un concours d’entrée à l’Ecole normale de Fontenay, mais elle abandonnera quelques mois plus tard. De 1933 à 1940, elle travaille pour radio Tunis. Elle participe au congrès des chants de Fès, au Maroc, et obtient une bourse pour Madrid. C’est alors que commence pour elle, la quête des survivances berbères dans le folklore ibérique. En 1966, elle est invitée au festival des arts «nègres» où elle obtient le prix de la musicologie. Taos Amrouche a œuvré inlassablement pour sauver un patrimoine culturel voué à l’oubli. Poèmes, contes, proverbes et légendes berbères ont été ainsi immortalisés dans «le grain magique», ouvrage paru en 1965. Son répertoire compte pas moins de 95 mélodies. Sa voix sublime cristallise toute l’authenticité d’une culture venue du fin fond des âges et qu’elle restitue sans fioritures ni artifices. Feu Mohamed Dib disait d’elle : «Que les attentifs à ces choses veuillent bien noter cette poignée de chants. Ce sont des semailles pour l’avenir». Le parcours littéraire de Taos Amrouche est jalonné par la publication de plusieurs œuvres : «La jacinthe noire (1947), « Rue des Tambourins (1966), «L’amant imaginaire(1975) et «Solitude, Ma mère», publié en 1995 à titre posthume. Taos Amrouche s’éteint le 2 avril 1976, à l’âge de 63 ans.

N. M.