l Ils sont légion, ceux qui mangent avec leurs yeux. En proie à une fringale qui monte crescendo à mesure que les heures défilent, nos jeûneurs surestiment leurs capacités d’absorbtion et se laissent aller à des dépenses souvent inutiles. En fait, c’est une véritable boulimie des achats qui s’empare d’eux. Résultat, c’est chargés comme des mules en victuailles qu’ils franchissent le pas de leurs portes. Des victuailles, qui finiront dans le meilleur des cas dans les ventres des mioches, le lendemain. Sinon, il y a toujours l’option poubelle. C’est ça le Ramadhan, chez nous, le mois de toutes les folies, de toutes les envies, de tous les abus. Autre chose, ils sont de plus en plus nombreux, les ménages qui économisent mois sur mois pour ne pas partir en vacances, mais plutôt pour se sustenter 30 jours durant en plats riches, variés et… bourrés de cholestérol et autres petites saletés.
M. R.
