Timizart Après la fermeture de la décharge contrôlée d’Ahriq Ouattar – Les dépotoirs sauvages prolifèrent

Les déchets ménagers constituent un problème épineux à Timizart (Ouaguenoun), dans le nord-est de Tizi-Ouzou.

Cette commune de quelque 30 000 habitants est devenue au jour le jour un véritable réceptacle d’ordures, surtout après la fermeture, depuis janvier dernier, par des villageois, de la décharge publique sise à Ahriq Ouattar, à quelques encablures du chef-lieu communal, Souk El Had. L’insalubrité ne cesse de galoper et d’investir les moindres recoins de la localité. De grosses quantités de détritus et divers résidus s’accumulent sur les abords des routes traversant les villages et hameaux. L’on constate en effet que ce sont les champs, les rivières et les voies publiques qui servent de dépotoirs pour ordures ménagères. L’on assiste chaque jour à des jets démesurés et des pratiques méprisables ainsi que la multiplication des décharges sauvages. La nature reçoit progressivement des coups de dégradation. La santé des citoyens est sérieusement menacée. Un désastre écologique se maintient et s’empare de tout le territoire de la commune. L’un des exemples de pollution ambiante le plus notable et le plus frappant est perçu à Asseklou, au village Iadjemat, du côté nord de Timizart, à la lisière de la commune d’Iflissen, sur la RN71, qui relie la commune d’Aghribs à Dellys. D’énormes quantités d’immondices de tout genre sont jetés directement sur un long périmètre de la chaussée, et ce, même s’il est défendu de jeter les détritus sur les lieux. La situation s’aggravera encore avec l’arrivée de la chaleur d’été exposant ainsi les riverains au risque de maladies. De plus, selon nos informations, après la fermeture de la décharge publique de la commune, ce sont les bois avoisinants, à savoir la forêt d’Averrane, qui servent de dépotoir de cadavres de bêtes domestiques. Une autre menace sur la santé des habitants des environs. Les autres exemples d’insalubrité galopante se voient dans les différentes rivières et les ponts qui traversent le chemin qui relie Souk El Had à Ahriq Ouattar. C’est également la route qui dessert le village Igherbiene, dans l’est de Timizart, qui sert de réceptacle de déchets ménagers. L’autre spectacle d’atteinte à l’environnement à Timizart se manifeste par les jets nonchalants de cannettes et de bouteilles ou autres emballages perdus presque partout dans la commune. Un élu local nous a appris que les pouvoirs publics ont été saisis à propos de l’absence de salubrité à Timizart depuis le début de l’année en cours.

Ahmed Abdelhamid