Mechtras Aide à l’habitat rural – 1 400 dossiers en attente !

A Mechtras, une commune relevant de la daïra de Boghni au sud de la wilaya de Tizi-Ouzou, la crise de logement est aiguë. Des centaines de ménages vivent dans des habitations précaires.

Toutefois, avec la formule de l’aide à l’habitat rural mise par les plus hautes autorités du pays en vue de réduire cette crise et de permettre aux habitants d’améliorer leur condition d’habitation, ce sont des centaines de citoyens qui ont bénéficié de l’aide de l’Etat. Seulement, les quotas alloués à la commune sont insuffisants. Depuis l’année 2010, le début de ce quinquennat, la municipalité n’a bénéficié que de 245 aides tous programmes confondus. Sur le bureau de l’urbanisme de la commune, ce sont au total 1 400 dossiers qui attendent. Le maire de Mechtras indiquera à ce sujet : «Nous avons à notre niveau 800 dossiers validés, 300 en cours de validation au niveau de la daïra et 300 autres dossiers que nous n’avons pas encore transmis. Nous demandons des quotas plus importants en vue d’en faire bénéficier tous les postulants et par là réduire la crise de logement qui malmène des centaines de famille». Rappelons aussi que la plupart des précédents heureux bénéficiaires attendent de l’Etat qu’il leur attribue des montants supplémentaires pour achever totalement leurs maisons. Un d’entre eux que nous avons rencontré à Aït Imghour dira : «Cette aide nous est précieuse, car sans elle, je n’aurai jamais construit quelque chose. Seulement, il nous faut une aide supplémentaire pour réaliser les travaux de finition de l’intérieur». Ils sont plusieurs comme lui à attendre un geste de la part du premier responsable du pays. Rappelons que les travaux de terrassement et la cherté des matériaux de construction sont une réelle entrave à l’achèvement total des habitations. L’enveloppe accordée aux prétendants n’est que de 70 millions de centimes et avec cette somme, il est tout à fait clair que l’achèvement des maisons n’est pas possible pour tout le monde, notamment pour les chômeurs et les citoyens à faible ressource.

Hocine T.