Tous les observateurs au fait de la chose politique sur le plan local se sont accordés à dire que les élections municipales, dans la commune de Boghni, seront très serrées au point où il est possible qu’aucun des partis en lice n’arrivera à avoir la majorité requise pour constituer son propre exécutif. Ce qui laisse ces mêmes observateurs penser ainsi, c’est peut-être l’embarras du choix auquel seront confrontés les électeurs après que, officiellement, cinq formations politiques soient en lice pour mener la bataille électorale. Sans doute, pour cette fois-ci, la surprise nous vient du Parti des travailleurs (PT) et du RND qui, contre vents et marées, sont parvenus à confectionner des listes pour la première fois dans cette circonscription réputée être le « jardin secret » du FFS et du RCD. Pour la formation de Louisa Hanoune, la liste sera conduite par Belkacem Amroune, fonctionnaire de son état à l’APC de Boghni. Quant au RND, le choix semble judicieux du moment que celui qui défendra ses couleurs est un vieux routier dans l’administration, à savoir M. Ahmed Belhadj qu’on dit capable de relever le défi. Seulement, il faudra aussi compter dans les prochaines joutes électorales sur un éventuel retour du RCD qui compte beaucoup sur la désignation de Saïd Yahiatène, un ingénieur en retraite, élu à la tête de l’APC de Boghni durant les élections de 1990. En face de lui, il trouvera sans doute, un concurrent de taille, et qui est aussi cadre à l’ENIEM. Il s’agit de Khaldi Rabah, tête de file des candidats FFS dont la composante est constituée d’éléments nouveaux, écartant ainsi tous les élus issus du scrutin controversé de 2002, à l’exception d’un. Cette diversité des candidatures ne peut pas être complète sans évoquer le FLN, le seul parti où la première place dans la liste n’est pas encore connue à cause, dit-on, des différends qui ont jalonné sa confection.
M. Haddadi
