La protesta continue à Tizi Gheniff. Après la fermeture de la mairie et de la daïra par les habitants du versant Nord pour réclamer le gaz naturel, hier, ce sont les collégiens du CEM de Tiâchach, à quelques cinq kilomètres au sud du chef-lieu, qui ont marché vers le siège de la daïra. Ces élèves ont exprimé leur colère après qu’ils eurent été privés du transport scolaire durant une quinzaine de jours. “Nous habitons tous à quatre, voire cinq, kilomètres du collège. Il est difficile de faire tout ce trajet à pied pour rejoindre notre établissement“, s’est indignée une collégienne d’Ameddah. De bon matin, les élèves se sont rassemblés devant leur collège et se sont organisés en carrés par niveau de classes (de la 1e AM à la 4e AM) avant d’entamer une marche, très organisée, vers le siège de la daïra, à quelques cinq kilomètres de Tiâchach. Deux revendications importantes ont été soulevées. Il s’agit de rétablir le ramassage scolaire dès aujourd’hui et de réaliser la cantine scolaire, tant attendue et promise depuis l’inauguration de l’établissement en 2008. “Nous exigeons des autorités le lancement de la cantine, car nous souffrons. Et puis, il faut savoir que notre établissement est situé dans un village. Par ricochet, il faut comprendre qu’il n’y a ni gargote ni restaurant. Tous les élèves habitant Ameddah, Avadhidh ou encore Beggas ne se contentent que d’un morceau de pain et d’un verre de limonade. Après quatre ans d’étude, nous serons tous des ulcéreux», nous a expliqué l’un des marcheurs. Selon nos sources, une délégation a été reçue par le chef de daïra. Au terme de cette réunion, il a été promis aux élèves que le transport scolaire sera rétabli aujourd’hui (mercredi) et que la cantine scolaire sera lancée juste après les compositions du troisième trimestre. En tout cas, si ces collégiens ont accepté ces réponses, ils attendent toujours du concret. Concernant la cantine, on croit savoir que le choix de l’assiette de terrain a été déjà fait, mais pour son inscription comme projet, il n’y a encore rien d’officiel. Au sein de cet établissement encore flambant neuf, il faut quand même reconnaître que sur le plan de la prise en charge pédagogique, les élèves ne se plaignent pas.
Amar Ouramdane
