Souk El Tenine Le chef-lieu en proie à une anarchie indescriptible – Le désordre s’accentue

A Souk El Tenine, une commune de la daïra de Maâtkas, l’anarchie est une caractéristique qui dure depuis de très longues années.

Avec l’entame des travaux de raccordement au réseau du gaz naturel, l’anarchie, le désordre et les bouchons s’accentuent au grand dam de la population locale et des usagers qui ne savent plus à quelle autorité s’adresser. En effet, dès le début des travaux de gaz au niveau du chef-lieu, la ville suffoque jusqu’à l’asphyxie provoquant l’ire des usagers, des habitants et des piétons. Rappelons que ce chef-lieu est livré le long de l’année au dictat des commerçants qui ont définitivement squatté les trottoirs et même la chaussée pendant les jours de marché. Les nombreux arrêts de fourgons de transport et des taxis sont à l’origine de bouchons interminables. Les vendeurs de matériaux de construction se sont joints au désordre puisqu’ils n’hésitent pas à entreposer leurs marchandises sur les abords des routes. Lorsque l’opération de décharge des matériaux commence, alors il faut avoir la patience de Jacob. La rue devient une véritable usine. Ajouter à tout cela, les engins de l’entreprise du gaz qui s’affèrent à creuser les canaux et les tranchées pour installer les conduites de gaz, alors l’option escargot est enclenchée sans discontinuer. Tout cela se fait sans aucune présence d’agent de la circulation ou de tout autre service, en vue de réguler le trafic.

Quant à l’état de la ville, il n’est guère reluisant : Les trottoirs sont défoncés, la chaussée dégradée et l’éclairage public insuffisant. Un passant demandera : «On dirait que cette région est abandonnée. Y a-t-il une autorité dans cette ville ? Comment laisse-t-on une anarchie pareille malmener tout le monde ?». Pour en connaître justement l’avis des responsables locaux, nous avons questionné le P/APC qui reconnaîtra : «Nous avons saisi tous les services concernés au niveau de la wilaya, en vue de nous accorder un projet de l’amélioration urbaine dont l’étude est finalisée et déposée au niveau de la wilaya, en vain. Pour ce qui est de l’anarchie, nous avons saisi l’instance concernée pour assurer l’ordre et appliquer la loi, en vain. Concernant les travaux de gaz, nous avons proposé à l’entreprise de travailler de nuit, mais les ouvriers ont décliné l’offre», et d’ajouter : «Nous interpellons les autorités compétentes en vue de nous inscrire un projet d’amélioration urbaine et de doter notre commune d’un corps de sécurité qui aura la charge de faire respecter la loi». Quant à la violence, les activités illégales et à l’informel, ils prennent malheureusement des proportions alarmantes au su et au vu de tout le monde.

H. T.