Une cinquantaine de familles du quartier de la Cité sociale, au chef-lieu de la commune d’Aïn Laloui réclament des actes de propriété pour leurs habitations, afin de pouvoir régulariser leur situation administrative.
«Les pouvoirs publics nous avaient déjà certifié la construction de ces maisons, même si nous ne possédions pas d’actes de propriété pour les terrains sur lesquelles nous avions bâti nos maisons, qui sont à ce jour considérés comme anarchiques et illicites !», explique un habitant. Et d’enchaîner : «Le wali nous avait promis lors de sa visite en 2007, de régulariser notre situation. Mais hélas, à ce jour rien n’a été fait concrètement !» Cette situation est partagée par des centaines d’autres familles à travers cette commune, dont les constructions sont toujours considérés anarchiques ou illicites, car n’ayant pas d’actes de propriété. Même si la majorité de ces habitations sont en dur, et de ce fait leurs occupants ne réclament donc que la régularisation de leur situation administrative et non un relogement. Pire encore, la plupart de ces familles, vivent dans des conditions lamentables, et ne peuvent même pas effectuer de travaux d’aménagement. Les routes de ce quartier ressemblent parfaitement à des pistes montagneuses, puisqu’elles n’ont jamais été goudronnées ni aménagées, et n’ayant pas d’existence légale. De même que ce quartier est dépourvu de réseau d’assainissement, la multiplication des fosses septiques menace toujours la santé publique, notamment avec l’arrivée de la période des grandes chaleurs. Le manque de transport et d’autres infrastructures à l’instar des écoles et la défaillance du réseau AEP, sont également décriés par les riverains. Il est à noter aussi que les habitants ont, selon leurs propos, sollicité à maintes reprises, les autorités concernées, des promesses leur ont été faites pour régulariser leurs situations, mais elles sont restées au stade de simples promesses. «Chaque élu, au cours de ces trente dernières années, nous promet de régulariser notre situation en nous délivrant les actes de propriété des terrains, et d’améliorer nos conditions de vie. Mais voilà que trente ans sont passés, et nous sommes toujours dans la même misère ! ». nous affirme un autre habitant du quartier.
Oussama K.

