Les habitants des trois villages dont les robinets sont à sec depuis plus de 20 jours, à savoir Ath Ivrahim, Allaouch et Thamourth Ouzemour, alimentés par le même réseau de distribution d’eau à partir de Saharidj, sont passés, hier matin, à l’action.
Ne voyant rien venir, après le premier mouvement de protestation qui s’était aussi manifesté par la fermeture du siège de l’APC au début du mois et qui n’a été mis en veilleuse qu’après l’engagement du P/APC, en présence du chef de daïra, à faire le nécessaire dans les 24h qui suivaient, les mêmes protestataires sont revenus à la charge, ce dimanche, pour procéder de nouveau à la fermeture de la mairie. Une action de protestation entamée dés les premières heures de la journée, en prenant cependant le soin de laisser le service de l’état civil en activité pour ne pas pénaliser d’autres citoyens, notamment les écoliers des classes d’examens qui sont tenus par des dates de clôture des remises des dossiers. Les représentants de ces trois villages ont été de nouveau, reçus par le chef de daïra qui a pris, cette fois, le soin de convoquer à cette rencontre tous les responsables des organismes concernés par la gestion et la distribution de l’AEP, tel que le subdivisionnaire de l’hydraulique, le chef de l’agence locale ADE et, enfin, le président de l’APC.
Tous ces responsables se sont, encore une fois, engagés à prendre en charge, et dans l’immédiat, les avaries à l’origine de la rupture de la chaîne d’alimentation en eau de ces villages.
Avaries qui ne sont, en fait, que « de minables prises d’air au niveau de quelques ventouses inopérantes à proximité du village Aggache, dans la commune de Saharidj ».
Ce n’est que vers 11h que les protestataires ont consenti à libérer l’entrée du siège de la mairie en avertissant qu’ils reviendraient à la charge et qu’ils radicaliseraient leurs actions de protestation au cas où les nouvelles promesses ne sont pas honorées.
Oulaid Soualah
