Les transporteurs universitaires sont revenus à la charge, hier, en procédant à la fermeture de la route au niveau de la rocade sud. Une action que les étudiants ont soutenue en s’y impliquant, afin de réclamer une solution définitive pour le secteur du transport universitaire, gelé depuis plusieurs semaines.
La crise du transport des étudiants n’a pas encore trouvé son dénouement à Tizi-Ouzou. Et pour cause, la grève illimitée proclamée par les transporteurs suburbains ( qui assurent également le service aux étudiants), depuis maintenant près de quinze jours, est toujours d’actualité pénalisant ainsi les étudiants qui se retrouvent contraints d’emprunter le transport privé avec tout ce que cela engendre comme préjudices. Hier, en parallèle de leur grève illimitée, les transporteurs ont procédé au blocage de la rocade sud de la ville de Tizi-Ouzou qu’ils ont fermée à la circulation, au niveau du « Pont de Bouhinoun », à proximité de la nouvelle gare routière, mais aussi à la sortie Est de la ville des genets au niveau du lieudit « l’habitat ». Deux points stratégiques qui ont permis aux protestataires d’isoler la ville des régions Est de la wilaya. Une action qui a été à l’origine de nombreux désagréments routiers. En effet, en début de matinée, on pouvait déjà deviner qu’une action de protestation se déroulait quelque part dans les périphéries de la ville de Tizi-Ouzou. Les usagers avaient du mal à rallier le chef-lieu de la wilaya. Pour rappel, les étudiants avaient procédé à une première action de protestation dans le but de rétablir le transport qui leur est alloué. Au premier jour de la grève des transporteurs, les universitaires avaient marché à travers les ruelles de Tizi-Ouzou vers le siège de la wilaya. « Ce jour-là nous avons été reçus par le chef de cabinet du wali, ils nous avait donné des assurances quant à la prise en charge de notre revendication, promettant de mettre fin à l’anarchie qui règne dans le secteur du transport universitaire et de le normaliser. Mais sa promesse s’est avérée n’être que des mots en l’air, et aucune suite n’a été donnée à nos doléances », dira un étudiant rencontré sur place. Lundi dernier, les étudiants ont tenté de faire réagir le directeur des œuvres universitaires en procédant à la fermeture, pendant trois jours d’affilée, du siège de la DOU, sis à la cité universitaire de M’Douha. A signaler que l’action d’hier a rassemblé des étudiants et des transporteurs, qui assurent la desserte vers les quatre coins de la wilaya et qui n’ont pas perçu, depuis plus de dix mois, leurs indemnités.
T.Ch

