Les organismes publics de la daïra de Boghni, notamment ceux rattachés au secteur des finances, ne répondent plus aux normes d’accueil du public et, beaucoup plus grave, aux conditions de travail des agents. Le cas qui illustre le mieux cet état de fait est sans doute la recette intercommunale, située près de la grande rue menant vers l’hôpital, abritée dans des locaux très exigus pour contenir l’ensemble du personnel qui se retrouve confiné dans un espace très réduit. Ainsi, le siège n’est plus adéquat pour plus d’une dizaine de fonctionnaires dont la mission est de servir les collectivités, à savoir les communes dépendant de la circonscription administrative de Boghni, à savoir Assi Youcef, Mechtras et Bounouh, en plus du chef lieu de la daïra. Cet organisme public de vérification et de contrôle des recettes et des dépenses des communes et de l’établissement public hospitalier est situé au rez de chaussée d’une battisse faisant partie des biens communaux, mais fragile dans sa partie supérieure en raison de son classement dans la catégorie du vieux bâti. De plus, à l’intérieur, les agents du trésor public sont soumis aux aléas de l’humidité et du manque de bureaux pour accomplir des missions sensibles, d’autant plus qu’il s’agit de veiller à la bonne gestion des finances publics et de satisfaire à la demande des communes en terme de contrôle des traitements des travailleurs. Cette situation est connue depuis des années, mais la solution n’arrive pas malgré l’urgence signalée de doter la daïra de Boghni d’une recette plus spacieuse et moins contraignante pour les fonctionnaires et même pour les services communaux, qui ont besoin de traiter avec les différents services dans des conditions où la discrétion et la sérénité doivent être de mise. Enfin , il faut savoir que l’inspection des impôts connaît aussi des problèmes d’espace dans une commune où le nombre d’assujettis aux impôts est l’un des plus importants de la wilaya, d’où la nécessité de relancer le projet de l’hôtel des finances remis aux calendes grecques.
M. Haddadi
