2 301 détenus participent à l’examen

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À l’instar de leurs camarades en liberté quelques 2 301 détenus ont entamé hier, les épreuves du baccalauréat dans 32 centres répartis à travers le territoire national. Selon Mokhtar Felioune, directeur de l’administration pénitentiaire, le taux de réussite cette année « devrait augmenter par rapport aux années précédentes, compte tenu de l’amélioration des conditions de préparation à cet examen ». Il est utile d’apporter la précision que les candidats détenus ont bénéficié de plus d’appui, par rapport aux années prétendantes, tout comme « ils ont suivi des cours de soutien dispensés par des enseignants détachés du ministère de l’Education et autres bénévoles dont des enseignants retraités », a indiqué le directeur de l’administration pénitentiaire. « Et pour mettre les candidats dans des conditions optimales de préparation, l’administration pénitentiaire leur a organisé des séances de relaxation, sur proposition de l’Organisation nationale des associations pour la sauvegarde de la jeunesse », a ajouté M. Felioune. Sur le plan des chiffres, il est à souligner que 2 121 candidats passent cet examen dans la filière « lettres et de la philosophie », 105 en « sciences expérimentales », 51 en « gestion », 13 en « langues », 9 candidats en « mathématiques » et deux (02) seulement en « techniques mathématiques », a indiqué notre interlocuteur. Pour les modalités de candidatures, le même responsable a indiqué que les établissements pénitentiaires s’acquittent des droits d’inscription, estimés à 3 000 DA, pour chaque détenu qui passe son baccalauréat pour la première fois, et 5000 DA, pour le détenu qui repasse son baccalauréat, et cela se fait sur le budget de la formation et de l’enseignement « qui augmente d’année en année », a indiqué M. Felioune, qui a donné le coup d’envoi officiel des épreuves du baccalauréat (session juin 2012) à l’Etablissement de rééducation et de réhabilitation d’El-Harrach qui accueille 93 candidats sur les 114 inscrits, dont 12 ont été libérés et passent actuellement leur baccalauréat dans d’autres centres d’examen. L’on a appris, également, que les détenus lauréats du baccalauréat ou du brevet de l’enseignement moyen (BEM) bénéficieront de plusieurs avantages, dont la grâce présidentielle conditionnelle, qui pourrait être intégrale ou partielle, ou d’une réduction de peine.

Certains peuvent bénéficier de la semi-liberté ou de la liberté conditionnelle, conformément à la loi sur l’organisation des prisons et la réinsertion sociale des détenus, promulguée en 2005.

Enfin, et globalement, l’Algérie compte 132 prisons qui accueillent près de 57.000 détenus, sachant que la capacité de près d’une cinquantaine de ces prisons ne dépasse pas les 70 détenus.

Ferhat Zafane

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