La BDL de Aïn El Hammam attaquée

Alors qu’un premier groupe s’est chargé d’attaquer l’agence de la BDL, en y faisant exploser six bombes artisanales, le reste du commando a pris position dans divers endroits de la ville et y a tendu quatre embuscades aux forces de sécurité qui iront voler au secours de la banque. Tout a commencé lorsque le silence qui régnait dans la localité est déchiré par le passage de trois véhicules remontant l’artère principale à toute allure. La première voiture, transportant un commando fortement armé, s’immobilisa face à la banque, le reste du groupe se scinda en quatre et fut transporté par les deux autres véhicules vers des points « stratégiques » préalablement définis. Le procédé est d’une simplicité déconcertante : braquer la banque, empocher le butin, et attendre l’arrivée des policiers et autres militaires pour faire le maximum de victimes. Pour preuve, le groupe qui a pris d’assaut l’institution financière ne s’est guère fait discret. A en croire les témoignages de riverains, les assaillants ont agi avec une telle brutalité qu’il était quasiment impossible de ne pas s’apercevoir que la banque subit un hold-up. Mieux, les braqueurs n’ont pas hésité utiliser des explosifs pour provoquer six fortes déflagrations afin de défoncer le coffre principal, lequel contenait la coquette somme de 270 millions de centimes. Toutefois, et en dépit d’énormes dégâts subis par l’infrastructure le coffre n’a pas cédé. Les assaillants n’ont pas tardé à renoncer à l’argent. Entre temps, et grâce aux indications (très précieuses) qu’ont fournies des citoyens, les forces de sécurité ont pu déjouer in extremis les souricières tendues par le groupe armé. La police, slalomant entre les quatre faux barrages dressés pour les « accueillir » ont pu atteindre la banque par une route secondaire. Mais les membres du commando avaient déjà déguerpi. Ils auraient passé plus de 40 minutes sur place. Leurs acolytes, postés à divers endroits de la ville, n’ont pas tardé à leur emboîter le pas. Leur mission venait d’essuyer un cuisant échec : ils ne sont parvenus ni à prendre possession du « butin » ni à tirer une seule balle sur les policiers et les miliaires. Grâce à la vigilance de toute une ville, un véritable carnage fut évité de justesse.

Ahmed B.