A Mechtras, le secteur de la santé publique est l’un des parents pauvre de la commune.
En effet, sur tout le territoire de la municipalité on ne dénombre que 3 salles de soins. Leur état s’est sensiblement amélioré ces derniers temps grâce aux travaux d’aménagement effectués par l’APC. Ainsi, au centre de santé du chef-lieu, les traces de dégradation que nous avons signalées sur ces mêmes colonnes ne sont plus visibles. Des travaux d’aménagements, entre peinture, boiserie et étanchéité sont réalisés par la mairie. L’état des lieux est nettement meilleur. Un cabinet dentaire a été aussi ouvert par l’EPSP de Boghni et du matériel flambant neuf y a été installé au grand bonheur des citoyens. L’infirmier en poste indiquera : «L’état des lieux s’est nettement amélioré comme vous pouvez le constater. Nous avons un médecin, un dentiste, une sage-femme et 4 agents paramédicaux». Concernant les salles de soins de Hasnaoua et d’Aït Imghour, les travaux de réhabilitation sont assurés par la municipalité. Mais elles ne prodiguent que les soins les plus élémentaires. Le manque de moyen et l’insuffisance de personnel en sont la principale cause. Toutefois, la commune de Mechtras a besoin d’une véritable polyclinique. Les patients ont besoin d’un service des urgences, d’un laboratoire de radiologie et d’un autre d’analyses médicales. Le besoin d’une maternité est plus que légitime. Le maire saisi à ce sujet dira : «Le secteur de la santé publique dans notre commune n’est pas reluisant. 50 ans après l’indépendance et Mechtras n’a toujours pas sa polyclinique. Pourtant, l’assiette foncière est disponible. Nous appelons la direction de la santé publique à nous accorder un projet dans ce sens». Pour le moment, les patients en quête de soins sont contraints de se rendre à Boghni, à Draâ El Mizan ou à Tizi-Ouzou pour de véritables soins. Dans les cas d’urgence, ce sont des vies qui sont mises en danger. Quant aux futures mamans, elles sont obligées de supporter les souffrances du voyage jusqu’à Ouadhias, Boghni ou Tizi-Ouzou. C’est dire que la DSP est appelée à répondre favorablement à la doléance des citoyens de Mechtras d’avoir une polyclinique dans leur localité.
Hocine T.

