Souk El Tenine Anarchie et insalubrité au chef-lieu – La ville étouffe

Au chef-lieu de Souk El Tenine, les désagréments sont nombreux au grand dam des habitants et des usagers.

L’anarchie galopante, l’insalubrité menaçante et le laisser-aller généralisé font que la population locale se demande, et à juste titre, s’il y a quelqu’un ou une autorité quelconque qui délivrerait cette localité de tous ses maux qui rendent la vie dure aux pauvres citoyens. «La maison brûle et les responsables regardent toujours ailleurs», tonnera un habitant du chef-lieu. En effet dans cette ville, le constat est des plus alarmants. En rentrant du côté Est, l’arrêt des fourgons d’Aït Abdelmoumène fort de plusieurs dizaine de véhicules ferait penser au marché de voitures d’El Harrach. Ajouter à cela, les nombreux commerces de matériaux de construction qui ne se gênent guère de bloquer la route pour décharger leur marchandise. Les dockers font comme si l’on est au beau milieu du port d’Alger. Un peu plus loin, c’est l’arrêt des fourgons du village d’Agouni Boufal qui ajoute son lot de soucis. A quelques mètres de là c’est l’arrêt des taxieurs en direction de Mechtras qui se joint à la partie pour rendre la circulation saturée. Puis, c’est au tour des arrêts de fourgons de Tighilt Mahmoud, Tizi-Ouzou et Berkouka pour compléter le blocage. N’oublions pas que lors des jours du marché bihebdomadaire (lundi et jeudi), les étalages au beau milieu de la chaussée sont une constante qui ne déroge jamais à la règle. Avec le squat des trottoirs, les stationnements anarchiques et les piétons qui se démènent pour se frayer un chemin, le passage devient extrêmement difficile et risqué. Maintenant, si un malade doit être évacué en urgence à la polyclinique sise à l’autre extrémité de la ville, les chances de le sauver deviennent infimes. Si c’est une femme qui va accoucher, les choses se compliquent davantage. Ajouter à cela, le tronçon routier d’à peine un kilomètre qui longe la ville a été labouré par l’entreprise en charge des travaux du gaz, et les fuites d’eau s’invitent pour y créer un véritable bourbier par endroits, en plus de la poussière qui s’élève au passage des véhicules. «Autre fois, nous avions droit à la poussière en été et à la gadoue en hiver, maintenant on les a toutes les deux au même temps», tonnera un commerçant ayant lui-même squatté le trottoir. Signalons que dans cette atmosphère repoussante et insalubre, les fruits et les légumes, le pain, le lait et d’autres produits fragiles sont étalés à l’air libre. C’est dire que l’hygiène est reléguée au dernier plan. Il est temps de remédier à cette fâcheuse situation qui malmène toute la population.

Hocine T.