Les gardes communaux comptent redescendre aujourd’hui dans la rue – Nouvelle marche sur Alger

En dépit de la répression policière à laquelle ils font face à chaque action de protestation, les gardes communaux comptent initier, aujourd’hui, une autre marche sur Alger afin de porter haut et fort leurs revendications.

Les gardes communaux ne comptent pas lâcher du lest, et ce jusqu’à satisfaction de leurs revendications. En effet, ils ont appelé à une autre marche sur Alger afin d’exprimer leur ras-le-bol, vis-à-vis de l’indifférence de la tutelle et à la non prise en charge de leurs revendications. Face à cet état de fait, les gardes communaux comptent investir, encore une fois, la rue pour se faire entendre. « Les délégations des 48 wilayas sont au niveau de la wilaya de Blida, d’où devra s’enclencher cette marche », a déclaré à la presse, M. Lahlouh, le délégué de la wilaya de Bouira. Dans le cadre de leurs actions de protestation, une délégation nationale de la garde communale s’est rendue, avant-hier, au siège de la Ligue nationale des droits de l’homme à Alger, au sujet de l’affaire de Lasfar Saïd, leur collègue décédé jeudi dernier dans un hôpital de Khemis Miliana, dans la wilaya de Aïn Defla, après la marche du 9 juillet dernier. Dans ce sillage, il y a lieu de rappeler que les manifestants, au nombre de 5. 000, selon la police, beaucoup plus selon les organisateurs, voulaient se rendre au siège de la présidence de la République pour y tenir un rassemblement et revendiquer leurs droits socioprofessionnels. Des gardes communaux de plusieurs wilayas du pays avaient entamé le 9 juillet matin, une marche à pied depuis la ville de Blida pour atteindre le centre de la capitale. Ils ont été contenus à Birkhadem, après des affrontements avec les forces de l’ordre qui ont fait quelques blessés. Le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Daho Ould Kablia, avait reçu, le lendemain, mardi 10 juillet, une délégation des protestataires. Mais depuis, il semble que les choses n’ont pas évolué. Les gardes communaux estiment que leurs revendications n’ont pas été satisfaites. Pour ce qui est de leurs revendications, en plus d’une retraite anticipée, avec des indemnités (matérielles et morales) en cas de dissolution de leur corps fait partie, ils réclament aussi l’octroi d’avantages aux gardes communaux, en matière de logements, de soins, à l’instar des autres corps de sécurité. Les protestataires mettent en avant, également, «la prise en charge des familles des agents victimes du terrorisme, pour les faire bénéficier des aides dans le cadre de l’habitat rural».

Samira Saidj