Les citoyens du village Tizit, commune d’Illiltene dans la wilaya de Tizi-Ouzou, se disent frustrés et scandalisés par ce qu’ils qualifient de ‘’statut de laissés pour compte’’ que leur ont réservé selon eux, les autorités locales.
Dans une lettre ouverte, adressée au Président de l’APC d’Illiltene et dont des copies ont été transmises au chef de daïra d’Ifrehounene, au Wali et au P/APW de Tizi Ouzou, le comité du village Tizit a tenu à interpeller le premier responsable de la municipalité sur plusieurs questions liées au cadre de vie de leur localité. «En dépit du fait que vous fûtes sidéré par la situation catastrophique dans laquelle vous avez trouvé notre village et cinq années après le début de votre mandature, rien ou presque n’a été entrepris pour remédier ne serait-ce qu’à certains problèmes qui mettent en péril le devenir d’une population dont vous vous sentez pourtant, à juste titre, un membre à part entière», lit-on dans la requête de villageois de Tizit, qui ont dressé un tableau inquiétant de la situation de leur village. C’est le cas du réseau d’évacuation des eaux usées «qui se trouve dans un état de délabrement avancé a tel point que des zones d’habitations et des hectares de terres agricoles sont transformées en égouts à ciel ouvert, menaçant de facto, notre population de la résurgence de toutes les maladies à transmission hydrique». «Les différentes oppositions que vous mettez en avant, pour justifier cette situation de blocage, ne peuvent plus servir d’argument depuis que nous avons pu recueillir les accords de l’ensemble des propriétaires des terrains touchés par les tracés, à travers des pétitions qui sont en votre possession», écrit le comité du village, non sans alerter le P/APC et les autorités locales sur une éventuelle catastrophe. «Dans le cas où des mesures concrètes ne sont pas prises, pour mettre en application des recommandations du CTC après la catastrophe de Tissemsilt, de nombreuses habitations seront démolies dès l’arrivée des premières pluies orageuses». Poursuivant leur requête, les villageois de Tizit ont fait également état de la situation du réseau d’AEP qui reste selon eux « dans un état archaïque et obsolète malgré les quelques réaménagements qui y ont été effectués et l’apport d’un nouveau réservoir qui demeure à ce jour non alimenté privant de facto des quartiers entiers d’eau potable. Le comité de Tizit poursuit : «la piste du village qui a fini par être bitumée après de nombreuses péripéties, n’est toujours pas dotée d’ouvrages d’évacuation des eaux de pluie, malgré votre engagement à les réaliser avec les moyens de l’APC». Les citoyens de Tizit ont tenu à expliquer qu’à travers cette lettre ouverte, ils veulent alerter les autorités locales quant à l’urgence de leurs revendications : «Cet appel de détresse d’un village, qui fut jadis le bastion de notre glorieuses révolution avec ses 159 martyrs, tient lieu d’un préavis d’une semaine pour les autorités concernées, faute de quoi, notre population usera de tous les moyens légaux pour faire valoir ses droits».
A. C.

