La déclaration, signée par le président de la section syndicale des travailleurs de l’APC de Boghni et dans laquelle il est reproché à l’exécutif communal de ne pas avoir tenu ses promesses, en plus de la remise en cause du fonctionnement du service du personnel, a fait réagir le président de l’APC, lequel, à travers un écrit, a tenu à apporter des précisions. En premier lieu, le maire précise que l’allusion à la section syndicale est fausse, du fait que le signataire de la déclaration «a agi seul, comme ont tenu à témoigner les membres de la section syndicale. Cet individu a l’habitude de perturber le fonctionnement des services de la commune, pour des raisons inavouées, et de prendre en otage une population de plus de 33 000 habitants, par des grèves illégales comme celle du 21mai 2012, sans préavis ou AG des travailleurs. En outre, le premier magistrat de la commune prend à témoin « le personnel communal, la société civile, les comités des villages et de quartiers et les services de la tutelle, sur d’éventuels blocages qui peuvent survenir à cause des comportements irresponsables de cette personne». Concernant les revendications socioprofessionnelles auxquelles le syndicaliste a fait référence, elles ne reposent sur aucun fondement, selon le maire, «du moment qu’ils ont été discutés avec la section syndicale, le 17 mai 2012, et prises en charge dans leur totalité». Ainsi, le maire de Boghni a fait état, point par point, dans un document dont une copie nous a été remise, de la situation concernant l’avancement du dossier des allocations familiales dont le paiement est évalué à 90%, les rappels d’échelons, pris en charge lors des paiements des arriérés de salaires et du règlement de la situation des retraités après paiement de leurs rappels. Enfin, pour ce qui est des promotions, elles ont été finalisées et seul un dossier a été rejeté par la fonction publique. Pour ce qui des recrutements externes, le P/APC a rappelé que « ce syndicaliste n’a pas à s’ingérer dans mes prérogatives, en ma qualité d’autorité investie du pouvoir de nomination ».
M. Haddadi
