Les habitants de Djamaâ Oufella, dans le village d’Aït Bouyahia relevant de la commune de Béni Douala, ont bloqué dans la matinée d’hier, le CW100, à l’aide de pierres, de troncs d’arbres et de pneus incendiés, pour crier leur ras le bol et réclamer l’eau potable dans leurs foyers.
Il est à rappeler que les protestataires ont revendiqué auprès des autorités locales (mairie, daïra) et de l’ADE, leur approvisionnement en eau depuis déjà quelques semaines, mais en vain. Pour faire valoir leurs revendications, les villageois sont passés à l’action et ont procédé à la fermeture du CW100. «Nous avons, à plusieurs reprises, interpellé les services de l’APC, de la daïra et de l’ADE de Béni Douala, afin de résoudre ce problème de pénurie d’eau dont nous souffrons depuis le 6 juin, hélas, rien n’est venu étancher notre soif et nous continuons de subir, sans eau, tous les désagréments et les aléas du climat en cette période de chaleur torride». S’insurge Kamel. Un autre manifestant déplore aussi le mutisme des responsables locaux : «Nous avons adressés des correspondances aux responsables, mais après plus de deux mois, le problème persiste et continue d’empoisonner la vie des citoyens». Les protestataires ne comptent pas baisser les bras, et ce jusqu’à aboutissement de leur essentielle revendication, l’alimentation de leur hameaux en eau potable. Jusqu’en milieu d’après midi, le CW100 est toujours bloqué contraignant ainsi, les usagers à faire de longs détours par Béni Zmenzer et Ouadhias pour arriver à leurs destinations. Contacté par nos soins, le P/APC de Béni Douala nous fera savoir qu’une solution a été trouvée lors de la réunion tenue au siège de la daïra, en présence du premier responsable de l’exploitation de l’eau, du chef de daïra et des protestataires, et le problème sera réglé définitivement pour ces foyers : «Les services de la mairie et de l’ADE sont sur les lieux pour effectuer le branchement d’une conduite de distribution à partir des autres villages».
Arezki G.

