Quatre cents familles bénéficiaires

Ainsi, les responsables du CRA ont contacté les comités de villages et de quartiers dans l’élaboration des listes. « Dans le village ou le quartier, les gens se connaissent. Cela nous permettra de ne pas se tromper, c’est-à-dire, cette aide arrivera à bon port », nous a confié un membre dudit comité. Avant d’ajouter : « Nous avons préparé les colis comprenant de la semoule, du café, de l’huile et autres produits alimentaires de première nécessité. Nous allons faire bénéficier quatre cents familles qui sont dans le besoin.  » Interrogé pour savoir comment le CRA local a réussi pour mener à bien cette opération ? notre interlocuteur nous a dit : « D’abord, il y a eu les dons fournis par des gens pieux à l’occasion de ce mois sacré. Ensuite, l’administrateur communal nous a aidés avec une somme de 50. 000 dinars ». Certes, l’opération a été quelque peu retardée, mais elle est la bienvenue, d’autant plus que dans cette région beaucoup de personnes ne mangent pas à leur faim. « Nous allons distribuer ces colis à la veille de la vingt-septième journée », a-t-il ajouté avant de conclure : « D’autres actions seront menées par notre comité. Ce dernier est en activité permanente depuis le renouvellement de son bureau. Il n’est pas à sa première action parce qu’il a déjà organisé en juillet dernier une opération de circoncision ». De leur côté, les imams de la région ont lancé des campagnes de sensibilisation pour la collecte de la Zakat. « Depuis que le montant de la Zakat a été fixé par le ministre des Affaires religieuses, à 70 dinars par personne, je n’ai cessé de demander aux citoyens d’accomplir ce geste car les fonds ramassés seront destinés à des gens démunis avant la prière de l’Aïd El Fitr », nous a informés M. Ali Naïli, l’imam de la mosquée de Adila. Enfin, il y a lieu d’ajouter qu’en ce mois de piété, les fidèles et les âmes charitables ont multiplié en solo leurs action de solidarité envers cette frange de la société. Certes, ces gestes sont louables à plus d’un titre, mais il faudrait que les pouvoirs publics pensent au moyen de prendre en charge ces gens de manière constante car ceux-ci ou celles-ci ne mangent pas seulement pendant le mois de carême.

Amar Ouramdane