par M. O. Benmokhtar
Après les enfants, voilà que la mendicité atteint une autre frange de la société. Il s’agit des handicapés qui affluent en nombre du côté de M’Chedallah. Le phénomène va certainement se propager, surtout si la pratique s’avère fructueuse. Il n’est pas dit que ces mendiants, qui prennent d’assaut chaque mardi les allées du marché hebdomadaire de la ville, sont de faux mendiants exploités comme appâts par de tierces personnes. Cela, dans la mesure où aucune enquête n’est diligenté dans ce sens, mais toujours est-il que ces handicapés méritent un autre sort que celui de tendre la main dans la rue. Faux ou vrais mendiants, ces invalides doivent être pris en charge convenablement par les pouvoirs publics, qui sont d’ailleurs appelés à intervenir pour lutter contre ce phénomène de mendicité qui a pris des proportions alarmantes dans l’ensemble des régions kabyles. Pour le moment, force est de constater que les services concernés se sont fortement distingués par leur démission et leur absence sur le terrain. Une absence qui a favorisé la propagation de cette activité «professionnelle» qui n’arrête d’ailleurs pas d’innover. Une autre trouvaille s’est signalée dans certaines wilayas du pays. Des mendiants se font passer pour des Syriens en demandant l’aumône. Conscients que leurs « frères » algériens ne peuvent rester insensibles à la main tendu des réfugiés syriens qui ont envahi les artères de plusieurs villes du pays, fuyant le régime El Assad, ces mendiants utilisent tout bonnement le dialecte et l’accent syriens dans leur «boulot». C’est dire que «ces professionnels» ne reculent devant rien pour amasser de l’argent, quitte à investir dans les misères des autres. La faute incombe aussi aux responsables qui ont laissé faire ces mendiants. Alors, après les enfants et les handicapés, à qui le tour ?
M. O. B.
