La pénurie des médicaments touche, dans certains cas, même les établissements sanitaires, si bien qu’à plusieurs reprises, des malades se retrouvent face à ce problème au niveau des officines des hôpitaux. A Tizi-ouzou, certains malades nous ont fait part de cette situation. En effet, s’y étant présentés pour s’approvisionner en médicaments prescrits pour les proches malades hospitalisés, ils se sont retrouvés face à l’embarras des pharmaciens qui ne pouvaient satisfaire leurs demandes. Dans ces cas-là les citoyens n’ont d’autres choix que celui de se diriger vers des pharmacies privées, ne pouvant pénaliser les malades qui risquent leur santé et même leur vie. Une situation, qui même si elle n’est pas généralisée, fait craindre une éventuelle importante pénurie de médicament au sein de la pharmacie de l’hôpital. Signalons toutefois, que cette pénurie frappe déjà de plein fouet plusieurs pharmacies privées. Cette situation, selon le Dr Maacha, sous directeur des produits pharmaceutique au niveau du centre hospitalo-universitaire Nedir Mohamed de Tizi-ouzou, ferait plutôt figure de cas isolé qui ne justifie pas de « parler de pénurie médicamenteuse au niveau de l’hôpital ». Il ajoutera, rassurant : « une pénurie lorsqu’elle est nationale ne nous épargnera sûrement pas, mais actuellement nous sommes bien fournis et nous avons même dépassé le budget alloué à nos dépenses en médicaments ». Il s’agirait plutôt « d’absence de certaines molécules mères qui peuvent être prescrites par des médecins. Mais l’absence de ces molécule ne traduit, nullement, un manque de médicaments, d’autant plus que nous essayons toujours d’avoir les produits palliatifs », expliquera le responsable. Il assurera même que les services concernés par l’approvisionnement en médicaments de l’hôpital se procurent de nouvelles molécules, notamment pour les cancéreux, « ceci malgré leurs prix parfois exorbitants », dira-t-il. Docteur Maacha poursuivra en déclarant : « Cela dit, parler de perfection et de demandes satisfaites à 100% serait mentir. D’autant plus que c’est sur les plaintes des citoyens, (des plaintes que nous ne pouvons d’ailleurs ignorer) que nous pouvons améliorer notre service, et faire nos bons de commande mensuelle ». La demande des malades en médicaments au CHU de Tizi-ouzou serait de ce fait toujours satisfaite. Un état de fait que le Pr. Ziri, directeur général du CHU, a soutenu hier en nous répondant : « Nous n’enregistrons heureusement aucune tension sur les médicaments au niveau de l’hôpital ». Interrogé sur certaines plaintes exprimées par des malades hospitalisés au CHU, le premier responsable du centre hospitalo-universitaire de Tizi-ouzou dira que la question peut se poser « lorsqu’il s’agit de médicaments qui ne figurent pas dans la nomenclature médicamenteuse de l’hôpital. Il se peut en effet qu’un médecin prescrive un médicament que nous ne n’apportons pas ici », dira-t-il, expliquant encore une fois qu’il n’y a pas lieu de parler de pénurie.
T. Ch.
