L’animation bat son plein

Une chose est sûre, c’est qu’enmois sacré, où l’animation est de rigueur et bat son plein dans différents coins du pays, on est submergé de monotonie à Akbou. Cette ville, connue  » autrefois  » pour ses soirées ramadanesques captivantes, baigne dans l’excès de la routine, de l’indifférence. Jeûner est la seule action sortant de l’ordinaire en cette période  » spéciale « . Autre point cependant caractérisant le mois des musulmans, point, somme toute normal et commun à un taux élevé d’Algériens, est la forte « l’irraisonnée » consommation en produits alimentaires ; la chose est commune  » On jeûne alors on consomme à l’excès « , telle est la devise courante au sein de la société. Même si la bourse ne le permet pas, s’endetter pour se nourrir au luxe est monnaie courante. Une nourriture dont le tiers si ce n’est plus atterrit dans les …poubelles. Les produits alimentaires sont chers, se lamente-t-on, pourtant et à juste titre. Mais ce qui est sûr c’est que plus les prix augmentent plus la consommation croît. La viande fraîche et locale contrairement à l’année passée où les foyers en ont été pourvus grâce aux prix raisonnables qu’avait permis l’importation. Aussi, se rabat-on sur le congelé et le …poisson. C’est fou ce que les gens consomment comme poisson ces derniers temps. Dès l’après-midi les poissonneries sont vidées. Le Ramadhan tire à sa fin et à l’orée de l’Aïd, fête couronnant ce mois sacré, une préoccupation tracasse les esprits. Les incontournables dépenses nécessaires pour faire plaisir aux bambins et accomplir ses devoirs envers les proches et les voisins. La rentrée scolaire, le Ramadhan et l’Aïd une spirale où les parents pirouettent submergés entre la satisfaction du devoir accompli, le goût amer des dépenses les ayant saignés, et le désormais souci de rembourser les dettes contractées.

Taos Yettou