Ouadhias La boue est le lot quotidien des habitants – Quartier Zedma, un véritable bourbier

Les habitants de la cité dite « Zedma », sise au plein cœur du double chef-lieu, communal et de daïra, de Ouadhias, au sud de la wilaya de Tizi –Ouzou, vivent dans un grand bourbier depuis les premières averses et les pluies torrentielles du début de la semaine en cours qui ont rendu le quotidien des riverains invivable. « En hiver, à la moindre averse, le quartier devient tout autre, la chaussée est impraticable, au point où nous ne pouvons plus y circuler, même à pied. En été c’est la poussière qui nous asphyxie. Même les trottoirs n’ont pas encore été réalisés et nous sommes confrontés, depuis des années, à cette situation en pareil période », se plaint un quadragénaire. Un autre ajoutera, dans le même sillage, que les habitants de la cité ont reçus leurs clés alors que les logements ne sont pas encore totalement achevés. « Les responsables concernés ont remis les clés avant même d’achever les travaux, il y a déjà plusieurs années, et depuis, le quartier se dégrade d’avantage », s’insurge-t-il avant de soulever d’autres carences auxquelles ce quartier est confronté. Il citera, entres autres, les locaux commerciaux qui n’ont, à ce jour, pas été achevés. Selon lui, ces lieux sont devenus des espaces de débauche et de vente de drogue. « C’est un coin isolé propice pour les délinquants qui trouvent de la quiétude pour faire leurs affaires ou pour autre chose », clame-t-il en ajoutant que « les voyous y imposent, leur dictat, la nuit tombée, en créant de grands désagréments pour les résidents. D’ailleurs, sortir la nuit est devenu un risque permanant pour les habitants ». Les résidents dénoncent ce qu’ils qualifient de « marasme » des pouvoirs publics par rapport à cette situation qu’ils vivent, dans une cité qui ressemble beaucoup plus à une décharge à ciel ouvert, avec les amas d’ordures qui s’amoncellent devant l’entrée du quartier. Selon ces habitants, maintes réclamations ont déjà été adressées aux responsables de l’APC et de la daïra, leur expliquant leurs souffrances et leur calvaire, et jusqu’au jour d’aujourd’hui, ces doléances sont restées lettres mortes. « Nous avons lancé des démarches auprès des autorités locales, dans l’optique d’améliorer notre situation et qu’ils procèdent au lancement des travaux de la chaussée, des trottoirs et du VRD, et qu’ils délocalisent la décharge d’ordures qui fait face à nos foyers, mais vainement. Les responsables locaux n’ont fait que des promesses verbales, sans suite, oubliant qu’ils sont arrivé là grâce à nos voix ».

B. K.