M’Chedallah Approche de l’Aïd et cherté des aliments de bétail – Les cours en ascension aux marchés à bestiaux

C’est une flambée qui a démarré dès les débuts du Ramadhan, période durant laquelle la demande est nettement supérieure à l’offre en raison de la consommation généralisée durant le mois sacré de la viande ovine.

Les fêtes qui s’enchaînèrent immédiatement après le mois sacré ont contribué à une hausse des prix du mouton au niveau des marchés à bestiaux. Une flambée que l’approche de l’Aïd n’a fait qu’aggraver, comme cela a été constaté à M’Chedallah où des moutons de 2 ans ont franchi la barre de…50. 000DA, ceux d’une année se vendent entre 30 et 35. 000DA, la brebis pleine entre 35 à 40. 000 DA. Du jamais vu ! Cela serait dû à plusieurs facteurs négatifs tels que la destruction de la majorité des parcours de pâturages ovins par les innombrables incendies qui ont sévi durant l’été dans la région. Ajouté à une inquiétante et persistante sécheresse qui commence à angoisser les éleveurs, le tout couronné par une hausse importante des aliments de bétail, notamment le foin qui a atteint le seuil de 700 DA la botte. Les éleveurs savaient, par expérience, qu’en de pareilles circonstances, les prix des aliments de bétail vont doubler durant la saison humide qui s’étale sur 05 mois. Sur les marchés de la wilaya de Bouira, tous ces indicateurs, notamment la demande qui se fait de plus en plus importante, surtout à l’approche de la fête de l’Aïd El Adha, laissent prévoir que la flambée continuera son ascension, du moins durant ces 30 jours qui nous séparent encore de ce rendez-vous religieux. L’accalmie et la stabilité des prix n’interviendront qu’après. Ce qui est sûr, avec la chute libre du pouvoir d’achat de la majorité des foyers et la flambée des produits alimentaires de première nécessité ils ne seront pas nombreux les pères de familles qui pourraient égayer leurs enfants, par l’achat d’un mouton à sacrifier cette année.

Oulaid Soualah