Cette année, l’originalité dans le secteur de la formation professionnelle, c’est l’opportunité donnée aux jeunes qui n’ont pas atteint le niveau scolaire requis, soit la 4eme année moyenne, pour intégrer un CFPA. Ainsi, pour sensibiliser cette catégorie de jeunes, le CFPA féminin Lala Fatma N’Soumer d’Akbou a organisé dernièrement, des journées portes-ouvertes sur la formation professionnelle. Soucieux de toucher le plus grand nombre de citoyens, les organisateurs de l’évènement ont choisi l’esplanade de la salle de cinéma du 20 Août 56, un lieu stratégique, de par sa proximité du marché hebdomadaire et du centre-ville d’Akbou, pour organiser cette campagne de sensibilisation. Ainsi, des jeunes stagiaires ayant poursuivi des formations dans plusieurs spécialités au niveau de cet établissement, ont exposé leurs différentes réalisations, dans le but d’informer les visiteurs sur les formations disponibles et faire valoir les métiers dont le centre s’occupe de la formation et d’inciter les jeunes chômeurs à intégrer le CFPA. Parmi les formations disponibles au niveau de cet établissement de formation et d’apprentissage, il y a la couture, la décoration, la coiffure et la bijouterie. « À travers ces portes-ouvertes, les organisateurs visent à vulgariser les spécialités proposées et permettre, par la même occasion, l’intégration et l’insertion des jeunes qui veulent poursuivre une formation professionnelle », a-t-on indiqué. Pour rappel, une série de rencontres avec les collégiens des établissements scolaires des communes d’Akbou, Chellala et Tamokra, a été animées par la conseillère d’orientation et les responsables du CFPA, en vue de « stimuler, sensibiliser et attirer l’attention des jeunes qui n’auront pas la chance d’accéder à l’université pour se choisir un métier d’avenir », dira Mme Menzou Saliha, directrice du CFPA féminin d’Akbou. Cet évènement a enregistré une affluence record, notamment de la part de la jeunesse en situation d’échec scolaire. Parmi eux, un jeune, qui a quitté les bancs de l’école dés l’âge de 15 ans, soulignera que « ces portes-ouvertes vont peut-être m’orienter vers un métier d’avenir et me faire sortir de la spirale de l’oisiveté dans laquelle je me suis enfoncé ».
Boualem Slimani
