Le rassemblement que devaient tenir hier matin, les travailleurs communaux, devant le palais du gouvernement à Alger, a été empêché par les forces de l’ordre. Ces travailleurs veulent, à travers ce sit-in de protestation, dénoncer l’indifférence affichée par la tutelle quand à leur plate-forme de revendications », selon les membre de la fédération en question. Le président de la fédération nationale du secteur des communes, M. Azeddine Ait Khalifa a indiqué que « les policiers sont venus pour nous disperser. Nous avons tenté de résister, mais ils étaient beaucoup plus nombreux que nous. Nous avons, donc, été contraints d’annuler notre rassemblement ». Selon la même source, « les services de l’ordre ont même arrêté une quinzaine des travailleurs, à Tafourah, près de la grande poste, conduits dans un commissariat pour être interrogés ». Par ailleurs, notre interlocuteur n’a pas manqué de critiquer ces pratiques qu’il considère «comme atteinte aux libertés syndicales et au droit à l’adhésion aux syndicats autonomes». Il y a lieu de noter qu’une réunion a été tenue, hier soir, par les représentants de la fédération nationale du secteur des communes pour donner suite à leurs mouvements de protestation. A rappeler que la plate-forme de revendication des travailleurs communaux tournent autours de « l’ouverture de négociations sur le statut particulier et le régime indemnitaire des communaux, l’élaboration de toute la réglementation relative au monde du travail et l’amélioration du pouvoir d’achat ». Les syndicalistes revendiquant également « le respect des libertés syndicales, la réhabilitation de la médecine au travail, avec la création d’un centre médical spécialisé pour les communaux et l’application de l’indemnité portant la délégation de signature ». La fédération met en avant d’autres points, notamment « la réintégration de tous les syndicalistes licenciés et suspendus arbitrairement, la révision du statut particulier des corps communs, des ouvriers professionnels, des conducteurs et des gardiens, ainsi que l’abrogation de l’article 87 bis, et le maintien du régime de retraite sans condition d’âge ».
L O. Challal
