Ni eau ni assainissement

Situé à quelque 12 km au sud du chef-lieu de la circonscription d’Ath Laâziz, le bourg d’Iguerrachen regroupe une centaine de villageois privés de toutes commodités sanitaires. En nous rendant sur place, nous avons constaté le désarroi des habitants qui déplorent la situation dans laquelle ils vivent. « Nous devons nous approvisionner en eau potable à partir de quelques puits… mais nous craignons pour notre santé car des risques d’épidémies ne sont pas à écarter, d’autant plus qu’en l’absence d’entretien et d’une hygiène rigoureuse de ces puits, les maladies nous guettent quotidiennement », révèlera un jeune homme, visiblement préoccupé par cette situation qu’il qualifie d’alarmante. Cependant, notre interlocuteur soulignera le fait que l’ex-exécutif, à la tête de l’APC d’Ath Laâziz, a réalisé plusieurs forages afin d’alimenter les localités d’Ighil Bdoumouren, Ath Khelouf et Iguerrachen, mais à ce jour, les robinets demeurent à sec. Un autre problème se pose avec acuité pour les villageois d’Iguerrachen : il s’agit en l’occurrence du réseau d’assainissement qui tarde à voir le jour. Selon notre interlocuteur, le manque de commodités sanitaires se fait ressentir au quotidien. « Les fosses sceptiques réalisées par des particuliers, il y a de cela plusieurs années, doivent impérativement être refaites car ne répondant pas aux normes sanitaires actuelles ». Les habitants d’Iguerrachen soulignent que cette bourgade est réputée pour ses champs d’oliviers, mais également pour ses figuiers qui produisent des fruits délicieux. « Nous aimerions que les autorités communales répondent favorablement à nos doléances, notre localité gagnerait à être désenclavée… A quelques semaines de la récolte des olives, nous souhaiterions que des pistes soient réalisées pour acheminer les olives sans avoir à franchir des oueds, parfois en crue ». Les villageois d’Iguerrachen aspirent tout simplement à une vie simple et tirent une fois de plus la sonnette d’alarme en direction des autorités concernées.

A. F.