La saison oléicole compromise ?

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Les agriculteurs commencent à s’alarmer et scrutent anxieusement le ciel à la recherche du moindre nuage annonciateur d’une pluie, qui tarde à se manifester. Non seulement le ciel s’entête à rester clair et serein, mais les températures s’en mêlent, pour rajouter à l’angoisse des agriculteurs en frôlant les 38° en cette mi-octobre. Et ce ne serait là que le début d’une sécheresse annoncée, qui a déjà affecté plusieurs récoltes telle que celle de l’oléiculture, puisque la chaleur a stoppé net la croissance des olives. Plus grave encore, hormis les oliveraies irriguées, qui constituent moins du tiers de cette filière dans la région de M’chedallah, les grains de la prochaine récolte commencent déjà à se déshydrater, voire à se détacher des branches par endroit, sous l’effet de cette canicule hors saison, aggravée par le retard considérable des traditionnelles pluies d’automne qui surviennent d’habitude entre septembre et octobre, qui ne sont manifestées qu’en quelques légers orages sans aucune incidence positive sur l’agriculture. Les fellahs expérimentés savent d’ores et déjà que le rendement de la future récolte d’olives sera insignifiant, à moins d’importantes chutes de pluies avant la fin octobre, vu que l’olive est une récolte à reprise rapide. La céréaliculture en terrains non irrigables est aussi atteinte de plein fouet par ce retard des pluies qui causent un retard non moins considérable au démarrage de la campagne labours semailles. Jusqu’à la filière de l’élevage qui n’est, elle non plus, pas épargnée par cette absence de pluie, fait qui porterait un coup sévère au processus de la reprise des parcours de pâturages et par ricochet à la futur campagne de fenaison qui risque aussi d’être nulle. L’angoisse des agriculteurs, toutes filières confondues, est somme toute légitime.        

 Oulaid Soualah

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