Haute Soummam Programme des 100 locaux commerciaux – Aucune unité n’est exploitée !

Dans la wilaya de Béjaïa, le programme présidentiel de réalisation de 100 locaux commerciaux par commune se retrouve en souffrance dans plusieurs communes.

Dans la haute Soummam, pour l’exemple, ce programme connaît des fortunes diverses. Il y a des locaux achevés, mais non encore distribués, d’autres sont à l’état de carcasses, et d’autres encore, même finalisés, sont mal situés. Pour commencer, dans la commune de Boudjellil, il existe 50 locaux commerciaux achevés depuis près de 5 ans qui demeurent toujours fermés. Ces locaux, contre toute attente, sont érigés dans un hameau, Larbâa Takdimt (4 km de Boudjellil) où ils trônent, en 3 immeubles d’un étage chacun, comme des vestiges, dans un hameau, où vivent moins d’une centaine d’habitants ! D’aucuns, voient dans le choix de ce site un gâchis pur et simple. Alors que les jeunes de la municipalité (artisans, commerçants,…) sont contraints de louer ailleurs au prix fort. A Ath Mlikèche, il existe une vingtaine de locaux qui ne sont toujours pas distribués, même constat pour la commune d’Aït Arzine où dix locaux finalisés, depuis belle lurette, sont encore fermés. A Ighil Ali, en revanche, le programme des 100 locaux patine sérieusement. Ainsi, ce chef-lieu de daïra n’a bénéficié que de 6 locaux au quartier d’Ighil, et qui sont non encore finalisés. Ils demeurent toujours à l’état de carcasses. M. Bouhadi, le P/APC, avance le manque de financement pour la réalisation de ce projet comme argument. La seule commune dans la haute Soummam qui a eu sa part complète de ce fameux programme, demeure Tazmalt, avec 200 locaux réalisés à Merlot, dont les 100 locaux du programme présidentiel. Toutefois, ces locaux, même s’ils sont électrifiés et raccordés au réseau d’AEP, demeurent sans gaz naturel et sans téléphone. Cependant, il existe un sérieux problème qui se dresse tel un rempart, pour non seulement les 100 locaux commerciaux, mais aussi pour le développement local. Dans les communes d’Ighil Ali, Aït R’zine et, à d’un degré moindre, Boudjellil, le problème de la disponibilité des assiettes foncières demeure un véritable frein pour asseoir les projets structurels. En plus de cela, la nature du terrain, accidenté et montagneux, fait que les autorités locales n’arrivent pas à concrétiser les différents programmes qui leurs sont alloués (logements, locaux commerciaux,…).

 Syphax Y.