Les habitants de Thaghzout, un petit village situé à une dizaine de kilomètres du chef-lieu de la commune d’Ath Rached, ont maintes fois exprimé leur désarroi et leur mécontentement face à l’indifférence des responsables.
Leurs inquiétudes s’articulent, essentiellement, autour de l’alimentation en eau potable, en gaz de ville et autres moyens de communication et de transport. En effet, le C.W n°07 qui traverse le village est dans un piteux état surtout durant l’hiver. Les enfants pour se rendre à l’école, se sont frayés un petit chemin sinueux au bord de cette route. «Cette route est négligée depuis de nombreuses années. Certes une importante partie de ce chemin a été réhabilité en 2005, mais à ce jour, plusieurs tronçons restent sans réfection, nous attendons, depuis des lustres, une action des pouvoirs publics. Notre souffrance s’accroît, jour après jour, et s’empire en cette période hivernale», se désole l’un des villageois. Sur un autre plan, le village n’est toujours pas raccordé au gaz de ville, et l’alimentation en eau potable est quasiment inexistante. Ainsi, les habitants continuent à s’approvisionner à partir des sources qui existent dans le village ou par des citernes tractées, dont les prix ne cessent d’augmenter. L’éclairage public est défaillant à cause des chutes de tension fréquentes qui surviennent dès la tombée de la nuit. «La télévision, seul moyen de divertissement dont nous disposons, est devenu hors d’usage à cause des coupures répétitives du courant électriques», affirme un jeune citoyen. A l’ère de la téléphonie mobile et d’Internet, les habitants attendent toujours l’arrivée du téléphone fixe. Effectivement, le bourg manque d’équipements publics, pas de cybercafé pas de salles de sports. Sur le volet de la jeunesse et des sports, le village manque cruellement d’infrastructures ou d’espaces de jeux destinés aux enfants. Les jeunes chômeurs cherchent désespérément des débouchés pour se fixer et assurer leur avenir. Il est à signales que cette localité à vocation agropastorale a été exposée à de graves intempéries. L’année dernière, plusieurs parcelles agricoles ont été complètement emportées. Mais malgré ce désastre, aucun plan de sauvegarde ou de prévention, n’a été adopté pour contrecarrer des scénarios similaires dans l’avenir.
Oussama. K

