«L’assassinat du jeune Aghilès Hadjou, âgé de 19 ans, fils d’un entrepreneur d’Azeffoun, n’a rien à voir avec le terrorisme. Il a été tué par des jeunes de son âge, des journaliers âgés de 19 ans à 21 ans. Ils se connaissent très bien ! », a déclaré le commandant Bouzekri Younès de la Gendarmerie nationale de Tigzirt, lors d’un point de presse organisé au groupement régional de la Nouvelle ville de Tizi-Ouzou en début d’après-midi de Jeudi, en présence du colonel Kirad, attaché de presse du Haut commandement d’Alger. Le conférencier est revenu sur l’assassinat du jeune Aghilès mais aussi sur les étapes qui ont conduit aux deux premières arrestations de deux auteurs présumés du crime : « La victime et ses bourreaux se connaissaient parfaitement. Ils étaient en relations !», a-t-il expliqué sans pour autant préciser ni le genre, ni le degré des relations qui existaient entre les trois. « Ils ont invité le jeune Aghilès à une sortie à travers Azeffoun et se sont rendus dans une maison, encore en construction. Ils étranglèrent leur victime, d’abord avec leurs mains, puis avec une corde ». Leur crime commis, il enveloppèrent le cadavre de plastique et l’enterrèrent durant la nuit dans la plage Ijermédhane, située entre la plage Sidi Khelifa et Azeffoun. Le véhicule de la victime a été retrouvé intact, abandonné à Cheurfa, à près de 6 km au Sud d’Azeffoun. Le commandant poursuit en expliquant comment les assassins ont pu être arrêtés aussi facilement : « Pour brouiller les pistes, ils se rendirent à la plage de Béjaïa puis revinrent à Azeffoun. L’un d’eux utilisa la puce de la victime, avec son portable. Ce qui facilita les recherches. C’est à partir de ce moment que nos éléments ont suivi cette piste et sont parvenus à l’interpellation du premier suspect, mercredi dernier à Azeffoun ». Celui-ci a vite craqué et est passé aux aveux. La G N ne tarda pas à arrêter le 2eacolyte. « Ils nous conduisirent à l’endroit où la victime était enterrée ». Avec le datasho, le commandant montre à la presse les photos de la plage. Les gendarmes et la protection civile déterrent le cadavre enveloppé dans un sachet en plastique. Le corps fut ensuite transféré à la morgue du CHU de Tizi-Ouzou. Selon le conférencier : « il y a un troisième suspect, déjà identifié mais toujours en fuite. Il est activement recherché par nos éléments », a –t-il indiqué. Cependant, le conférencier insista sur un fait : « Ce n’est pas un crime d’honneur et il n’a rien à voir avec le terrorisme », sans donner plus de précisions au risque de compromettre l’arrestation du 3ème auteur présumé. L’arrestation de ce dernier sera d’ailleurs effectuée quelques heures après. Soit avant-hier vendredi aux alentours de 15 heures. Le suspect a été interpellé chez lui. Concernant le mobile du crime, « ils avaient un sérieux différend », se limitera à rétorquer le conférencier.
Arous Touil
