Bechloul redoute le pire !

Bouira n’a pas fait l’exception. Elle a été aussi copieusement arrosée par les pluies diluviennes, ces dernières 24 heures. Le chef-lieu de wilaya n’a pas été épargné par ces averses qui ont transformé certains tronçons de la chaussée en véritables bourbiers. Les marchands de pailles, qui la veille de l’Aïd étaient installés aux quatre coins de la ville, ont laissé derrière eux des immondices que la pluie a emporté sur son passage bloquant ainsi plusieurs avaloirs et autres regards d’évacuation des eaux pluviales. Le premier point noir qui illustre cette situation est sans nul doute le rond point d’Oued D’hous où quelques mètres plus bas, en allant vers la polyclinique, la chaussée était quasi inondée et les riverains ne pouvaient traverser. A Bechloul, l’un des endroits réputés les plus inondables de la wilaya, la population locale continue de scruter le ciel, la peur au ventre. En effet, l’année dernière au mois de septembre, le pire avait été évité de justesse, lorsque les eaux de pluie avaient envahi la cité jusqu’à bloquer toute circulation. L’axe de la RN5, traversant cette localité s’est transformé en un clin d’oeil, en une rivière dont la furie des eaux a provoqué une panique sans précédent au sein de la population. Fort heureusement, la durée de ce changement de climat n’a duré que quelques minutes, ce qui avait épargné Bechloul d’une calamité semblable à celle de 1998. Pour rappel, cette date demeure gravée dans la mémoire collective. Ce jour-là les crues avaient provoqué des dégâts matériels inestimables. Même un train, de passage au moment fatidique, avait dérapé de sa voie avec à son bord plusieurs voyageurs. Beaucoup de maisons et autres locaux commerciaux avaient été sérieusement touchés. Notons enfin que même avec le recadrage de l’Oued qui traverse la localité le péril est loin d’être écarté. D’ailleurs, un pan entier de ce cadrage de l’oued s’est écroulé l’année dernière. D’autres solutions doivent être envisagées par les spécialistes en la matière avant que l’irréparable ne se produise, car partout la population est unanime à pointer du doigt les autorités communales et les services communaux qui n’ont pas pris les devants pour parer à d’éventuelles catastrophes climatiques. Les dernières précipitations ont montré une fois de plus les lacunes du réseau d’assainissement et canaux d’évacuations des eaux de pluie.

 S. M.