C’est la sécheresse à la cité des 32 logements dans la ville de Seddouk, appelée communément cité des enseignements de par son implantation entre deux lycées.
Les habitants se plaignent, en effet, du rationnement de l’eau, imposé par les services chargés de sa distribution. B. Khaled, un retraité de l’enseignement et habitant de cette cité que nous avons rencontré à la fontaine Meloui où il remplissait deux jerricans, n’a pas caché son amertume quand à cette corvée quotidienne à laquelle il est soumis depuis avant l’été. « Cette corvée journalière d’aller chercher l’eau à la fontaine dure, pour nous les habitants de la cité des 32 logements, depuis plusieurs mois, bien avant l’été. On nous rationne l’eau à une demi-heure tous les cinq jours. Pour ceux qui habitent au dernier étage, l’eau ne monte même pas à leurs foyers. Chaque matin, je me rends à cette fontaine pour remplir deux jerricans que nous utilisons pour le ménage seulement, car pour notre consommation, j’achète un jerrican chez les revendeurs d’eau. Depuis que ces pénuries d’eau récurrentes se sont installées dans la durée, la vie est amère dans notre cité. En ce qui me concerne, en sortant en retraite, j’ai cru devoir me reposer un peu, mais hélas, je fais le porteur d’eau », a-t-il expliqué. Du côté de l’APC, un des adjoints au maire nous a expliqué que le transfert de l’eau du barrage de Tichy Haf vers les foyers de la commune de Seddouk, prévu pour le mois de juillet passé accuse un retard énorme. Selon notre interlocuteur, les réserves des forages se sont amenuisées, créant une situation ingérable qui oblige à des rationnements par quartier. Le salut des populations, selon lui, ne viendra que lorsque le projet de l’eau du barrage sera achevé et mis en service.
L. Beddar

