Ath Hamadh est l’un des 03 villages de haute montagne de Saharidj, avec Ath Illithen et Imesdhourar, qui culminent à quelques 900m d’altitude, sur le flanc Ouest de Lalla Khedidja, une zone où règne un climat extrêmement rude durant les 06 mois de la saison humide. Des villages qui se retrouvent sous la neige et le verglas durant toute la saison d’hiver. Les autorités ont acheminé le gaz naturel vers cette localité en 2011 et les habitants ont, depuis, commencé à chauffer leurs chaumières à Ath Hamadh. Malheureusement, pour des contraintes pourtant facilement surmontables, environ une vingtaine de foyers sont toujours privés de cette commodité et risquent de passer l’hiver prochain, qui s’annonce rude, dans les mêmes conditions que par le passé. Dans une requête comportant 20 signatures des chefs de familles adressée aux autorités locales, ces citoyens expriment leur désarroi et sollicitent les pouvoirs publics pour faire le nécessaire en éliminant ces insignifiantes contraintes pour leur permettre d’accéder à cet indispensable équipement comme tout le reste du village. Pour de plus amples informations à propos de ces contraintes évoquées, nous nous sommes rapprochés de l’APC de Saharidj où le premier adjoint, Mr KHABER Hamou, nous apprendra que c’est le problème d’accès difficile que connaît Takerboust qui a surgi à Ath Hamadh. A la seule différence que dans ce dernier village la contrainte est due à la présence de poteaux électriques de la ligne de distribution dans la ruelle qui longe la mosquée, ce qui empêche l’accès aux engins des travaux publics, il souligne cependant que le tracé du réseau de distribution d’à peine 100m est réalisable manuellement et que la raison évoquée par les services techniques de SONELGAZ est que cette ruelle étroite large d’à peine 2,5m ne permettrait pas l’accès aux véhicules de la protection civile en cas d’accident sur le réseau. D’où la nécessité du déplacement de quelques pylônes électriques gênants au nombre de 02 et la reprise des fils en torsadé. Le même élu évoquera cependant une opposition émise par un propriétaire du terrain, opposition qui bloque le déplacement d’un poteau. Il souligne cependant qu’une autre solution a été proposée à SONELGAZ et que l’APC s’est engagée à contribuer financièrement au déplacement de ces ouvrages électriques gênants et qu’il revient à SONELGAZ de faire un dernier effort pour que ce village soit raccordé à 100% au gaz naturel. Notre interlocuteur déplorera, plus loin sur un autre volet, le dépassement des délais de réalisation de l’ouvrage d’une année, ainsi que la non remise en état des lieux par endroit, comme le stipule la dernière clause du cahier des charges. Et de préciser que d’énormes roches déterrées lors de la réalisation des fouilles n’ont pas été évacuées et qu’elles ont été abandonnées le long de la voie d’accès à ce village formant des obstacles pour les usagers.
Oulaid Soualah
