La Cour d’appel de Bordeaux a donné mardi jusqu’au 2 avril aux propriétaires d’un renardeau apprivoisé de la région de Bergerac (Dordogne) pour se mettre en règle et obtenir les autorisations préfectorales nécessaires pour le garder. La Cour a confirmé la culpabilité de la famille, condamnée en première instance à 300 euros d’amende par le tribunal de Bergerac pour détention non autorisée d’un animal non domestique, mais elle a laissé à la famille Delanes, propriétaire de l’animal, un peu moins de cinq mois pour régulariser la situation du renard. Sa propriétaire Anna-Paule, a déclaré avec émotion qu’elle était « super-contente » de cette décision, qui va dans le sens de ce qu’avait plaidé le 2 octobre l’avocat de la famille, le parquet général demandant pour sa part la confiscation du renardeau. « C’est ce qu’on avait demandé a-t-elle ajouté que la justice nous donne le temps d’obtenir les documents adéquats auprès de la préfecture » de Dordogne. « On va avoir le droit de monter ce dossier et de faire les choses dans la légalité », s’est-elle réjouie. Zouzou, à l’époque un bébé renard, avait été trouvé il y a deux ans et demi près du cadavre de sa mère morte par Didier Delanes, le père de famille, qui l’avait ramené chez lui. L’animal s’était semble-t-il parfaitement habitué à sa situation domestique, et selon Anna-Paule, « il est toujours aussi affectueux et joueur ».
Mais il s’agit d’un animal sauvage qui ne peut être conservé dans le cadre domestique sans autorisation. Les Delanes se sont heurtés à la justice et de peur que le jugement de première instance de Bergerac ne soit appliqué ont carrément fait disparaître l’animal depuis juillet 2011 en le remettant « à des gens de confiance » qui leur donnent visiblement des nouvelles régulières. « Zouzou nous est fidèle et nous lui sommes fidèles », a conclu Anna-Paule.

