Assif Assemadh Elles sont à moins de 4m de la route – Des falaises menaçantes sur le CW98

Ce sont des falaises hautes de quelques 30m qui longent étroitement un tronçon du CW98 (route de Selim) et qui se rapprochent, un peu plus chaque année, à cause des éboulements d’énormes pans qui s’en détachent, composées de terre meuble. Leur base, étant, en fait, l’ancien lit d’Assif N’Sahel sur lequel se fracassent les vagues des crues hivernales, se fragilise dangereusement et pousse inexorablement vers la route que ne sépare, à l’heure actuelle, qu’une bande de terre de moins de 03m sur laquelle commence à apparaître d’effroyables fissures. Fissures par lesquelles s’infiltrent les eaux de pluie drainées par un fossé long de plus de 800m. Ce mince ruban de terre se détacherait, sans aucun doute, durant le prochain hiver, vu que des citoyens riverains des lieux affirment que cette fissure s’élargie sans arrêt, dans quel cas ce tronçon de la route se retrouverait suspendu dans le vide en attendant de se retrouver, à son tour, au fond du précipice. A noter que le CW98 est l’unique infrastructure routière qui relie M’Chedallah à Semmache via Assif Assemadh, avec une bretelle communicante avec la RN5. Elle constitue, de ce fait une voie de dégagement à chaque fois que, pour une quelconque raison, le tronçon de la RN5 entre El Adjiba et le carrefour d’Ahnif ne se retrouve fermé à la circulation. Ce qui explique l’important trafic routier sur le CW98, notamment dû aux nombreux semi remorques lourdement chargés qui y passent. Ce qui augmente le danger de ce cas relaté c’est le fait que la route, aux deux extrémités des falaises, est caractérisée par deux virages dont le creux des courbes, côté extérieur, donnent directement sur le précipice, notamment du côté Est sachant que le virage en épingle à cheveux marque la fin d’une descente à 90° longue de quelques 900m. Les services de la STP, pour parer au plus urgent, ont installé quelques longueurs de minables glissières en fer, l’année passée, un ouvrage sans grande utilité et dont le rôle s’arrête au stade de décor, sans plus. Soulignons, sans exagération aucune, pour conclure, que c’est l’un des points noirs du réseau routier de la commune de M’Chedallah dont la prise en charge devrait bénéficier d’une priorité absolue, le danger de mort en ces lieux n’est plus à signaler ni a souligner.

Oulaid Soualah