l L’annonce de la nouvelle de la fête de l’Aïd El Fitr pour la journée du jeudi 3 novembre 2005 « a décrété » Tiswiqt (jour du marché à la veille de l’Aïd) pour la journée du mercredi. Tôt le matin de cette journée. Les enfants vêtus de leurs plus beaux habits, accompagnés de leurs parents, attendent sur les routes, les fourgons de transport et les taxis pour se rendre au chef-lieu de commune de Larbaâ Nath Irathen, à l’occasion de Tiswiqt de cette fête de l’Aïd. Tiswiqt une tradition ancestrale qui demeure toujours en vigueur dans les zones rurales de la région de Kabylie. Cette année, les enfants n’ont pas eu recours à s’absenter de leurs écoles. Car cette fois-ci, tisawiqt a coïncidé avec les vacances d’automne, autrefois, en signe de bonne augure, on préparait des beignets pour les petits enfants qui y vont pour la première fois au marché en cette heureuse circonstance et on leur achetait des têtes de bœufs, comme le voulait cette même tradition. Comme à l’accoutumée, en cette journée de fête, les voitures et tous les moyens de transport n’ont pas le droit de rentrer dans la ville, ces derniers stationnent ou garent avant les deux entrées de la citadelle. Les rues de cette cité deviennent piétonnières notamment la rue principale au centre de la ville. Une rue grouillante de monde en majorité composée d’enfants qui bougent dans tous les sens et se faufilent dans cette « mêlée ». Un décor, une ambiance et une atmosphère dont ils sont les acteurs et chefs d’orchestres. C’est eux, qui fabriquent ce bruit strident avec les sonoristés de leurs jouets, leurs cris et leurs rires. Par contre, ceux, qui ne sont pas encore de cette partie, on les trouve devant les étals de jouets en gesticulant et en parlant à haute voix à leurs parents pour les faire décider à leurs acheter le jouet convoité. Une fête où le monde des enfants est né. Une forme de documentaire à la walt-Disney dans une fête foraine. Franchement, cette fête de l’Aïd a réhabilité l’enfance pour le temps d’une journée.
Hamid Meradji
