«On ne peut s’amuser à déposer plainte contre tout le monde»

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Au douzième jour de la campagne électorale, en prévision des locales du 29 novembre prochain, la commission de wilaya de surveillance des élections locales (Cwisel) n’a enregistré aucun dépassement, hormis celui relatif à l’affichage anarchique. C’est d’ailleurs ce que révélera M. Malki Hamid, premier responsable de cette instance à Tizi-Ouzou. Un dépassement « dont se sont rendus coupables tous les candidats des partis politiques et ceux des listes indépendantes, en lice pour les prochaines élections locales, depuis le début de la campagne», affirmait, hier, le président de la Cwisel de Tizi-Ouzou, qui nous a accueillis au siège de la commission. Notre interlocuteur assurera, par ailleurs, qu’il s’agissait là d’une pratique bien généralisée et répandue un peu partout aux quatre coins de la wilaya. Il n’en demeure pas moins que cela « n’influe nullement sur le bon déroulement de la campagne électorale ». Au contraire, elle entre, selon le responsable « dans la dynamique de la campagne électorale ». Il signalera, néanmoins, que la commission dont la fonction est de surveiller et de veiller au bon déroulement de cette opération « interpelle les concernés par le biais de la commission de suivi, qui prend directement attache avec les concernés et leur demande de se référer à la loi ». Le président de la commission de surveillance des élections locales expliquera que l’affichage ne doit se faire qu’au niveau des sites et tableaux relatifs à cet effet. Selon l’interlocuteur, jusqu’à présent, l’écho a été des plus favorable de la part des partis politiques et autres listes indépendantes. C’est pour cette raison d’ailleurs que « nous n’avons déposé aucunes plainte » affirmera le président de la Cwisel de Tizi-Ouzou. Et comment le faire, étant donné que tous les candidats s’adonnent à l’affichage anarchique ? « La plupart des partisans chargent des jeunes pour procéder à l’affichage, c’est pour cette raison, d’ailleurs, que l’opération se fait n’importe comment », ajoutera-t-il. Abondant dans le même sens, notre interlocuteur dira que « on ne va pas s’amuser à déposer plainte contre tous le monde, cela va gâcher l’ambiance de la fête ». Pour lui, « certes, l’affichage anarchique est encore un peu visible, malgré les recommandations faites aux concernés, mais nous faisons de notre mieux pour que les candidats ne dépassent pas les limites, comme le cas des affichages au niveau des administrations et autres établissements scolaires ». Le programme est, quant à lui, suivi à la lettre, selon le même responsable, malgré le fait, expliquera M. Malki, que « le travail de proximité est favorisé par les militants des différentes formations. Le responsable profitera de l’occasion pour rappeler que depuis le début de la campagne électorale, où sont prévues pas moins de 562 meetings dans des salles fermées, programmés par les différents candidats, 177 ont été tenus jusqu’à hier, alors que 265 autres meetings sont programmés.        

Ch. T.

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