Débrayage à l’ICOTAL

Partager

Les quelques 335 salariés que compte l’entreprise du textile ICOTAL, implantée au niveau de la zone d’activité de l’arrière port de Béjaïa, ont observé dans la matinée d’hier, une grève pour protester contre la dégradation de leur situation socioprofessionnelle et la remise en cause de leur acquis sociaux, après la signature d’une convention avec l’EATIT (Entreprise algérienne du textile et de l’industrie technique). « Nos problèmes ont commencé depuis la signature d’une convention avec l’EATIT, en mars 2011. On nous a fait signé une convention de la honte, car elle nous a fait perdre tous les avantages que nous avons dans l’ancienne convention de 2004 », tempête Khaldi Zoubiri, le président du comité de participation à l’ICOTAL. Ce dernier a soulevé à titre d’exemple, la suppression des primes de gratification et du décès et le changement négatif qui a touché le régime indemnitaire. « Autrefois, un travailleur qui accumule 20 ans de service avait droit à une prime de gratification d’un mois de salaire, 25 ans à deux mois de salaires et 30 ans à 3 mois de salaires. Toutefois, cette nouvelle convention, qui est entrée en vigueur à partir du 1er janvier 2012, a supprimé cette prime. Concernant les retraités, ils bénéficiaient dans l’ancienne convention de trois catégories sur cinq ans, avec un rappel d’un mois de salaire, alors que maintenant, nous avons trois catégories sur cinq ans, avec une reconstitution de carrière, c’est-à-dire en se basant sur les anciens salaires de misères », déplore encore notre interlocuteur. Pour sa part, A. Chidah, le SG de la section syndicale (UGTA) à l’ICOTAL, dénonce le retard dans le virement des salaires des travailleurs. « Chaque mois, les travailleurs reçoivent uniquement 60 % de leur salaires. Cela fait huit (08) mois que cette situation perdure », indiquera ce syndicaliste. Croyant au départ que leur entreprise a conclu une bonne affaire en signant cette convention, les travailleurs de l’ICOTAL semblent désormais regretter ce choix. « Nous demandons, aujourd’hui, le maintien de nos acquis et avantages sociaux. Nous réclamons l’avenant du régime indemnitaire, l’octroi de la prime de gratification et celle du décès, lesquelles ont été supprimées, et un virement à jour des salaires », a-t-on indiqué.                        

 Boualem Slimani

Partager