Pré honneur Béjaïa Suite à l’annulation du match de son équipe contre la JS Chemini – Le président de l’US Amalou crie à l’injustice

La rencontre devant opposer, vendredi dernier, au stade d’Amalou, l’US Amalou à la JS Chémini, pour le compte de la 3e journée du championnat de la division honneur de Béjaïa, n’a pas eu lieu sur décision de l’arbitre et du délégué du match qui ont décidé de donner le gain du match à l’équipe visiteuse. Les arbitres reprochaient aux dirigeants de l’équipe locale l’absence d’un médecin sur le banc de touche pour d’éventuelles interventions. Pour plus d’informations, nous avons contacté Balit Toufik, président de l’équipe pénalisée, l’US Amalou, qui n’a pas mâché ses mots pour dénoncer haut et fort une injustice caractérisée. « L’arbitre et le délégué du match ont décidé de donner le gain du match par pénalités à la JS Chémini. Ils nous reprochent le manque de sécurité en l’absence d’un médecin, alors que les services de la gendarmerie et une ambulance ont été mobilisés. On nous a gâché une vraie fête de football pour laquelle tous les ingrédients étaient réunis. Notre équipe senior était visée, sinon comment expliquer le fait que la rencontre (juniors) a eu lieu sans la présence d’un médecin. Pire que ça, la ligue a envoyé pour cette rencontre junior un seul arbitre central et un assistant. Nous leurs avons donné donc un deuxième assistant qui a travaillé bénévolement. J’ai téléphoné au président de la ligue, le suppliant de lever cette injustice mais il n’a rien fait, me renvoyant à la décision de l’arbitre », a expliqué notre interlocuteur qui ajoutera : « pour moi c’est une injustice caractérisée et je demande à ce qu’elle soit réparée en faisant jouer ce match et que le meilleur gagne sur le terrain. C’est une politique des deux poids deux mesures qui ruinerait des clubs déjà en difficulté comme le notre. Je m’explique : Le vendredi d’avant nous avons joué à Tazmalt contre l’ES Ighil Ali, il n’y avait ni médecin ni ambulance sur le terrain. Pour preuve nous avons eu un joueur blessé à la tête que nous avons transféré par un fourgon de transport de voyageurs de 35 places vers l’hôpital d’Akbou ». Le premier responsable de l’USA ne s’arrête pas là :« Nous avons déjà peu de moyens pour exister. Et comme si nous n’avions pas assez de problèmes comme ça, les arbitres nous en rajoutent. Notre sport est malade et il mériterait de l’aide et pas de l’acharnement », conclut-il.

  L. Beddar