Après une disparition qui a duré quelques mois, suite à la campagne d’abattage lancée l’été dernier par les services concernés, les chiens errants ont réinvesti les rues de la ville d’Ain-Bessam, à une vingtaine de kilomètres à l’ouest de Bouira. Tôt le matin, les voyageurs et les fidèles se dirigeant à la mosquée du centre-ville, éprouvent parfois des difficultés pour s’y rendre, à cause de ces bêtes qui jonchent les rues, particulièrement les lieux où s’entassent les ordures ménagères. « Je suis sorti de chez moi à 5h du matin pour rejoindre l’arrêt des bus et j’ai dû me défendre avec des pierres, pour repousser les chiens qui me menaçaient, et cela se passait à quelques mètres de ma maison ! », dira un citoyen. Dès la tombée de la nuit, certains quartiers du centre-ville deviennent infréquentables pour les piétons de passage. Des meutes de chiens errants aboient sans cesse et squattent les alentours. Les riverains craignent, en effet, ces bêtes sauvages et dangereuses pour la santé publique. « La semaine dernière, j’ai été attaqué par plus d’une vingtaine de chiens en rentrant chez moi.
J’ai dû me réfugier chez un voisin ».
Rien que l’année dernière, plusieurs cas d’attaques et de blessures de citoyens ont été enregistrées au niveau de la ville d’Ain Bessam. Ainsi, une nouvelle campagne d’abattage de ces bêtes sauvages s’impose, pour soulager les citoyens des aléas de cette présence qui risque de propager des maladies et de porter atteinte à leur intégrité physique.
Oussama K.
