Dans le cadre du partenariat avec les Etats-Unis, dans le domaine de l’industrie pharmaceutique, l’Algérie s’est engagée à créer un pôle international de biotechnologie et de production de médicaments. Il s’agissait d’un méga projet classé quatrième après celui de Boston pour l’Amérique, d’Irlande pour l’Europe et de Singapour pour l’Asie et l’Océanie. « L’Algérie réaffirme sa volonté et sa disponibilité à engager un partenariat gagnant-gagnant avec les leaders pharmaceutiques mondiaux en matière de médicaments innovants », a affirmé hier à Alger, le ministre de la Santé de la Population et de la Réforme hospitalière, Abdelaziz Ziari, lors de l’ouverture des travaux de la conférence algéro-américaine sur la biotechnologie. Selon le ministre, cette rencontre est une occasion pour les autorités algériennes d’élaborer, dans les détails, la feuille de route, et de définir toutes les étapes d’engagements pour la mise sur pied du pôle biotechnologique. Le premier responsable de la santé a souligné que le gouvernement s’est engagé dans un vaste programme pour développer la recherche dans tous les domaines de la biotechnologie. « Les communications au programme de cette conférence permettront de voir que ce programme offre des possibilités infinies pour développer la recherche en biotechnologie, y compris les laboratoires pharmaceutiques investissant en Algérie », a précisé M. Ziari. De son coté le président du Conseil d’affaire algéro-américain, Dr Ismail Chikhoune, a indiqué que le deal du partenariat « Algérie 2020 » devrait pousser chacun à tenir ses engagements. « L’ambassade d’Algérie aux Etats-Unis d’Amérique et le Conseil d’affaire algéro-américain, fidèle à leur politique de rapprochement, ont tenu le pari de faire avancer ce projet », a-t-il noté. S’agissant de la formation, le ministre a fait savoir que cette conférence va permettre à l’Algérie d’évoquer ses besoins, du court jusqu’au long terme, et à tous les niveaux, à savoir (facultés de médecine, hôpitaux, recherche et développement). Il a ajouté également, que la délégation américaine devra proposer des formules de coopération par l’envoi, en Algérie, de formateurs et d’experts pour la formation continue des médecins et en recherche et développement médical et pharmaceutique. Dans ce sillage, le même responsable a appelé les laboratoires algériens à s’impliquer dans ce domaine et à intensifier leurs efforts afin de réussir ce projet, « je pense que la balle est maintenant dans le camp des laboratoires, qui doivent s’investir davantage dans ce projet, en s’impliquant, ici en Algérie, dans la recherche, pour servir de locomotive à notre projet et faire de notre partenariat une entreprise mutuellement avantageuse », a indiqué M. Ziari.
Samira Saïdj
