Un réseau de trafic de drogue, composé de quatre individus âgés entre 28 et 40 ans, a été démantelé ces derniers jours dans la daïra d’Ouaguenoun. L’opération a permis la récupération de plus de 15 kg de kif traité destinés à la vente. Selon un rapport de la PJ d’Ouaguenoun, l’opération fut lancée sur la base d’informations faisant état d’une transaction sur le point d’être conclue dans la circonscription. Le réseau opérait depuis l’Est d’Alger. La marchandise suivait un itinéraire en passant par Aomar, dans la wilaya de Bouira, allant vers Tamda, localité située à Tizi-Ouzou, dans la daïra d’Ouaguenoun. Trois membres de ce réseau sont tombés dans les filets tendus par les éléments de la BPMJ d’Ouaguenoun et ont été présentés devant le parquet de Tigzirt, hier dans l’après-midi. Le quatrième est toujours en cavale. La même opération a également permis la récupération du véhicule touristique utilisé par les membres du réseau, ainsi qu’une importante somme d’argent en liquide et 4 téléphones portables. Il est à noter que la daïra d’Ouaguenoun, située à une trentaine de kilomètres au Nord-est du chef-lieu de la wilaya de Tizi-Ouzou, a longtemps été une plaque tournante des réseaux de trafic de drogue. Les opérations qui ont eu lieu sur cet axe témoignent de la lutte sans merci menée par les services de la police de la daïra. Contre le trafic de drogue. En juillet 2017, c’est un réseau aux ramifications internationales qui a été mis hors d’état de nuire. Composé de quinze personnes des deux sexes, avec des étrangers originaires du Cameroun, le réseau fut démantelé et 47, 715 kilos de kif traité ont été saisis, ainsi que 4 000 comprimés de diverses substances de psychotropes. Quelques mois plus tard, en décembre 2017, un autre groupe est tombé dans la même circonscription. Trois individus, âgés entre 23 et 29 ans et demeurant à El Harrach, ont été interpellés en possession de 160 grammes de kif. La lutte contre ces dangereux réseaux a été menée sur deux fronts. Une traque sans relâche des réseaux a été menée, parallèlement à la lutte contre la prolifération des bars clandestins et les lieux de débauches qui se multipliaient sur l’axe Ouaguenoun – Tigzirt. Dans un passé pas lointain, le chemin reliant cette daïra au littoral était appelée «Route de la Mort». Les réseaux maffieux, profitant de la faiblesse de la couverture sécuritaire, y ont fait régner leur loi durant plusieurs années. Les populations locales se souviennent encore de ces années où les faux barrages empêchaient tout déplacement entre les communes du littoral. Des dizaines de véhicules ont été volés, en plein jour, au lieudit «La crête». L’intense activité de ces groupes a sensiblement reculé ces deux dernières années, grâce à la lutte sans relâche menée par les services de sécurité.
Akli N.

