Cette pièce de théâtre, une adaptation du dramaturge Mohia, à qui un hommage a été rendu les 6 et 7 Décembre derniers, continue d’attirer un public de plus en plus nombreux à Tizi-Ouzou.
La salle du théâtre régional Kateb Yacine de Tizi-Ouzou était pleine, dans l’après-midi de Vendredi dernier. La représentation a eu lieu en présence de personnalités du 4ème art, telles M. Omar Fetmouche, directeur du théâtre de Béjaïa, M. Noual Brahim, enseignant à l’ISMAS et Conseiller artistique au TNA (Alger). Cette manifestation coïncide avec la mise en chantier de l’atelier de formation à la Mise en scène, initiée par la Direction de la culture de Tizi-Ouzou. Les comédiens, au nombre de onze (11), trois jeunes femmes et un jeune homme, ont épaté le public qui a parfaitement saisi le message véhiculé par la pièce. La Jarre dont il y est question, un objet millénaire, présente de nombreux symboles de la culture berbère, servant entre autres de récipient où est conservée l’huile d’olive, un autre élément de la culture non seulement de notre pays mais de toute la méditerranée. Mohia s’est inspiré de l’oeuvre de l’écrivain Italien Pirandello, et l’a adaptée à la réalité kabyle et algérienne en général. Le moment le plus fort de la pièce est la cassure d’une partie de la cette jarre. C’est là où réside toute la problématique de l’œuvre. Comment la réparer ? Comment la reconstituer sans trop de dégâts ? S’introduire à l’intérieur poserait le problème de comment en ressortir ! Telles sont les nombreuses et épineuses questions auxquelles les spectateurs sont conviés à trouver des réponses. ‘’Tacbaylit » ( La Jarre ) est une pièce à voir et à revoir sans jamais se lasser car les comédiens n-y font que progresser dans leur interprétation, à l’image du jeune Toufik Kaoudji, dans le rôle de Cheikh Brahim, un marabout, propriétaire de l’oliveraie et de la jarre. Ce jeune plein de talent, d’humour et de caractère, selon les situations, fera certainement parler de lui.
Arous Touil

