Le film N’ghigh our zrig, sur la marché

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Le jeune scénariste et réalisateur Mourad Bouamrane, originaire du village d’Agouni Bouffal,  vient de mettre, enfin, son long métrage sur le marché depuis le 13 du mois en cours. Ce film de 85 minutes, intitulé « N’ghigh Our’zrigh » (J’ai tué sans me rendre compte) et produit par Tirgoua films, s’attaque au problème de la drogue, de la trahison et de l’exploitation des hommes et des femmes par les barons de ce poison. L’acteur principal, Ali, jeune et modeste père de famille, s’est vu signifier l’ordre de conduire la voiture de son patron vers une destination précise. Le chauffeur s’exécute, mais au cours du voyage, il ouvre la malle de la voiture et c’est là que vont commencer ses ennuis. Un gros sac contenant de la drogue est dans le coffre de la voiture. Du coup, le chauffeur se retrouve entre le marteau et l’enclume. La mafia qui le surveillait d’un coté et la police qui le harcelait pour les besoins de l’enquête. La fin du film est tragique, car se sentant trahi, Ali a fini par tuer son patron et, du coup, c’es la prison. Le film est plutôt réussi pour une première expérience. Les acteurs sont, pour la plupart des amateurs qui n’en sont qu’à leurs premiers pas dans le monde du cinéma. « Au début, nos difficultés étaient nombreuses, il fallait trouver des acteurs et des moyens financiers et techniques. Mais au fur et à mesure, les problèmes ont été résolus avec la venue de MG Com qui a mis les moyens techniques à notre disposition et Tigoua Film avec un apport financier, ce qui nous a faciliter notre tâche », dira le jeune cinéaste. Concernant le thème du film, il tirera la sonnette d’alarme : « Nos valeurs sont en train de disparaitre l’une après l’autre. Notre société est méconnaissable. La violence, la drogue et la trahison se normalisent dangereusement. A travers notre modeste contribution, nous essayons de tirer la sonnette d’alarme et sensibiliser la population sur la dangerosité de ces fléaux. Les responsables sont interpellés en vue de mettre les mécanismes et les moyens pour combattre ces maux qui viendront à bout de nos valeurs si rien n’est fait rapidement ». Signalons, aussi, que le réalisateur entend travailler davantage pour permettre au cinéma Amazigh de trouver sa place au niveau national et régional, mais pour cela, il invite toutes les parties, y compris la population locale, à faciliter la tâche aux réalisateurs. Signalons que la jeune actrice de Draâ El Mizan, Sabrina Sebargoud, qui avait gagné le titre de la meilleure interprétation féminine lors du festival du cinéma Amazigh de Tizi-Ouzou, en mars dernier, a joué un des principaux rôles dans ce film de Bouamrane.  Au total se sont 76 acteurs et figurants, dont 6 femmes, qui ont participé dans ce film.

Hocine T.

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