l Dix ans que tamazight est enseignée dans l’école algérienne, notamment dans les collèges. Certes, la réforme engagée dans le système éducatif commence à lui donner l’importance voulue, même si des manques subsistent encore au niveau du recrutement et de sa généralisation. Pour cette année, les responsables du secteur ont opté pour l’amélioration de l’évaluation des élèves en étalant beaucoup de travaux sur un trimestre : évaluation continue, deux devoirs surveillés et une composition. Dans cette optique, la nouvelle conception des bulletins scolaires s’est imposée. Dans cette nouvelle donne, tamazight est désormais inscrite sur les bulletins juste après la langue arabe. Il est donc à relever qu’elle n’est plus facultative, et peut-être qu’elle serait sans doute programmée dans les examens officiels tel le Brevet d’enseignement moyen qui remplacera le BEF, dès l’année scolaire 2005/2007. Nombreux sont les enseignants qui enseignent cette langue depuis 1995. « C’est une très bonne initiative. Car, depuis son introduction dans le système éducatif, nous les professeurs de Tamazight, étions contraints de rajouter notre matière au stylo dans une des cases vacantes », nous a déclaré l’un des pionniers de cette langue. Avec ce geste, on peut dire aussi que tamazight avance doucement mais sûrement. Toutefois, les responsables du secteur doivent déployer d’énormes efforts pour lui donner la place qui lui revient en tant que deuxième langue nationale. Tout doit passer par la formation d’enseignants capables de l’enseigner de manière qualitative.
Amar Ouramdane
